
Le dragon est prêt, votre téléphone l’est peut-être moins. Monster Hunter Outlanders ouvre les portes d’Aesoland sur iPhone et iPad, mais il réclame de la place : mieux vaut s’occuper du téléchargement avant le départ plutôt que de découvrir l’ampleur du paquet au moment de lancer la première chasse.

Le principe tient en une phrase : c’est un Monster Hunter pensé pour mobile, où l’on explore des zones en vue à la troisième personne, fabrique de l’équipement et part abattre de grands monstres, seul ou en groupe de quatre joueurs.
Précharger maintenant, chasser à l’ouverture
Pour lancer le préchargement, il faut passer par le site officiel de Monster Hunter Outlanders, choisir iOS puis toucher le bouton d’installation. Si vous vous étiez déjà préinscrit, le jeu peut également avoir été ajouté automatiquement à votre appareil : ouvrez-le alors pour poursuivre le téléchargement de ses données.
Attention au détail qui pique : l’application affichée sur l’App Store pèse environ 3,4 Go, mais l’ensemble des données à récupérer sur iOS monte autour de 20 Go. Ce n’est pas le genre de téléchargement qu’on improvise entre deux stations de métro. Faites de la place, branchez l’iPhone ou l’iPad si nécessaire, et privilégiez le Wi-Fi. Le jeu existe aussi en client mondial et en client Asie du Sud-Est ; les données et la progression ne passent pas de l’un à l’autre. Vérifiez donc la version correspondant à votre région avant de vous lancer.
Il est proposé gratuitement sur l’App Store et demande au minimum iOS 15. Il est classé 17+, ce qui colle assez bien à son programme : bestioles géantes, armes démesurées et expéditions qui ne font pas dans la promenade botanique.

Huit armes, quatre chasseurs et quelques compagnons poilus
Le studio reprend huit armes déjà familières de la série : Grande épée, Épée longue, Lames doubles, Marteau, Lance, Volto-hache, Fusarbalète lourd et Arc. Elles sont associées à des aventuriers propres à cet épisode, chacun avec ses techniques de chasse annoncées. Le jeu prévoit aussi d’ajouter d’autres armes au fil des mises à jour.
Aesoland sert de terrain de jeu à ces expéditions. On y croise notamment des dragons anciens et des « espèces radieuses », une catégorie de monstres liée aux changements du milieu. Parmi les créatures mises en avant figure Ruger Aidal, un dragon ancien présenté avec une silhouette ailée et une aura dorée. C’est le genre de cible qui vous fait regarder votre jauge de potions avec une soudaine attention.
Les Palico ne sont pas seuls au rayon des alliés. Outlanders introduit aussi Rutaco et Trillan, réunis sous le nom de Pilpoils. Ils accompagnent les chasseurs pendant l’exploration, la fabrication et les combats. Le jeu permet de parcourir les zones en solo, puis de constituer un groupe jusqu’à quatre à la volée pour les chasses les plus sérieuses.

Une chasse Monster Hunter vue depuis l’écran d’un iPhone
Les captures officielles montrent une 3D stylisée, assez chargée en armures, cornes et écailles, avec une caméra derrière le personnage. Un grand monstre ailé occupe le centre d’une scène de combat, tandis que des paysages rocheux et montagneux s’ouvrent au loin. Les couleurs passent des ors brûlants aux gris bleutés, avec des bruns et des rouges pour les zones les plus hostiles.
On voit également, sans surprise pour un jeu de chasse mobile, les commandes et les icônes d’action superposées à l’image. Des portraits de groupe sont placés sur le côté de l’écran, des jauges encadrent les affrontements et les Pilpoils suivent les personnages. L’interface visible sur les images est en français, ce qui évite de devoir apprendre le vocabulaire de la chasse au dragon entre deux coups de marteau.
Cette présentation situe clairement Outlanders dans la branche mobile de Monster Hunter, et non dans une adaptation miniature qui chercherait à masquer ses boutons. Ceux qui aiment préparer un équipement, repérer le comportement d’un monstre et retrouver des amis pour une session de chasse devraient y trouver le bon terrain. Ceux qui espèrent une aventure d’action sans menus, sans collecte de matériaux et sans longues bêtes à poursuivre risquent en revanche de préférer passer leur tour.

Pour qui ce préchargement vaut le coup
Préchargez-le si vous savez déjà que le rituel Monster Hunter — chasser, récupérer, fabriquer, recommencer avec une cible plus grosse — vous parle, et si votre iPhone ou iPad peut encaisser une vingtaine de gigaoctets sans supprimer trois ans de photos. C’est aussi une option logique si vous comptez jouer avec un groupe : arriver avec les données déjà installées évite de rater le départ.
En revanche, ne libérez pas frénétiquement la moitié de votre stockage uniquement parce que le nom de la licence vous fait de l’œil. Le modèle est gratuit, donc l’entrée ne coûte rien, mais l’espace demandé est bien réel. Monster Hunter Outlanders annonce une vaste chasse portable ; ses images donnent à voir des monstres, des armures et une interface dense. À vous de voir si Aesoland mérite cette place dans votre poche.
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Source : Level Infinite