
La caméra de votre iPhone ne devrait servir qu’aux applications auxquelles vous avez donné votre feu vert, comme un outil d’appel vidéo ou de numérisation. Or, une faille corrigée par Apple touchait précisément ce garde-fou : elle pouvait laisser une app malveillante accéder à ce capteur sans l’autorisation de son utilisateur.
Référencée CVE-2026-86990, cette vulnérabilité concerne le composant CoreMedia. Le CVE Program attribue sa découverte au chercheur Mustafa Calap. Le problème reposait sur des vérifications d’accès insuffisantes, avec pour conséquence possible le contournement de la permission normalement requise avant l’usage de la caméra.
Les appareils à mettre à jour
Apple a intégré le correctif dans iOS 27.2 et macOS Golden Gate 27.2. Les personnes qui utilisent encore les branches précédentes disposent aussi de la correction avec iOS 26.7.2 et macOS Tahoe 26.7.2.
Les iPhone XS et iPhone XR, qui suivent leur propre cycle de mises à jour, reçoivent également cette protection avec iOS 18.7.11. Installer la version proposée pour votre appareil permet donc de rétablir les restrictions prévues entre les applications et l’appareil photo.
Faire le tri dans les autorisations déjà accordées
Après la mise à jour, un rapide contrôle des permissions reste utile. Sur iPhone, ouvrez Réglages > Confidentialité et sécurité > Appareil photo. Vous y verrez les apps qui peuvent employer la caméra et pourrez désactiver celles qui ne vous servent plus.
Sur Mac, le même réglage se trouve dans Réglages Système > Confidentialité et sécurité > Appareil photo. Une application de visioconférence, de photo ou de scan a naturellement besoin de cet accès. À l’inverse, une app dont l’usage ne semble pas lié à l’image mérite d’être regardée avant de conserver son autorisation.
Ce que ça change au quotidien
Cette correction rappelle que les permissions ne sont pas un réglage à oublier après la première installation d’une app : elles déterminent quels logiciels peuvent utiliser un capteur sensible. Mettre à jour réduit le risque lié à cette faille, tandis qu’un contrôle occasionnel de la liste des apps autorisées limite les accès inutiles.
Le témoin d’activité de la caméra peut signaler qu’elle est sollicitée, mais il ne remplace pas la règle qui décide quelle application est habilitée à l’ouvrir. Les correctifs de sécurité et le nettoyage des permissions jouent donc deux rôles complémentaires.