
Le vrai stress, ce n’est pas de vider son chargeur : c’est de tenir un sac plein de matériel à deux minutes de l’extraction. Call of Duty: Mobile met cet enjeu au centre de DMZ: Recon, son mode d’extraction tactique désormais mis en avant dans la saison en cours sur iPhone et iPad.

Le principe tient en une phrase : vous entrez sur une carte, accomplissez des contrats, récupérez de l’équipement, affrontez des ennemis et d’autres escouades, puis essayez de quitter la zone avec votre butin. Ce n’est donc ni le match à mort expédié entre deux stations de métro, ni le battle royale où seule la dernière équipe debout compte : c’est un Call of Duty qui ajoute une vraie question à chaque combat — est-ce que ce loot vaut le risque de rester ?
Attention à ne pas mélanger les fronts : les cartes annoncées pour Warzone et l’intégration de Modern Warfare 4 concernent les versions PC et consoles de Call of Duty. Rien ne permet d’annoncer leur arrivée dans Call of Duty: Mobile. Sur mobile, la nouveauté à regarder est bien DMZ: Recon, avec Serpent Island et le retour de Building 21.
Deux terrains, et une sortie à ne pas rater
Serpent Island est la nouvelle carte de ce mode d’extraction. Le jeu y propose des contrats à remplir, des adversaires contrôlés par le jeu et des escouades rivales à croiser sur le chemin du butin. L’idée est d’accumuler de quoi renforcer son arsenal au fil des incursions, à condition de parvenir à extraire ce que l’on a ramassé. Building 21, déjà connu des joueurs de DMZ sur les autres plateformes, complète l’offre avec un décor plus fermé et urbain.
Les captures officielles ne montrent pas Serpent Island avec une carte annotée au millimètre, mais elles donnent le ton général : tir militaire réaliste en 3D, soldats casqués et équipés de gilets tactiques, fusils occupant une bonne partie du premier plan. On y voit aussi bien la vue à la première personne, réticule et viseur circulaire à l’écran, qu’une séquence à la troisième personne derrière un combattant. Les décors alternent poussière sableuse, neige très lumineuse, rues urbaines noyées dans une lumière verte et pont métallique sous tension, avec véhicules, explosion et aéronef dans le ciel.

Ce mélange de points de vue n’efface pas le reste du jeu. Call of Duty: Mobile conserve ses piliers : multijoueur avec ses cartes connues de la série, battle royale, modes Zombies, jeu classé et clans. La saison ajoute aussi un passe de combat de 50 niveaux, de nouvelles cartes, personnages, événements et modes. C’est le genre de machine à contenu qui ne tient pas en une seule routine ; DMZ: Recon vient surtout parler à ceux qui veulent une partie avec un objectif plus concret que d’empiler les éliminations.
Un Call of Duty mobile très chargé, parfois trop
Le titre est gratuit à télécharger sur l’App Store, avec un âge conseillé de 17 ans. Il demande iOS ou iPadOS 15 au minimum et pèse déjà environ 2,9 Go avant les téléchargements de contenus additionnels que le jeu propose selon les modes. Autrement dit : mieux vaut prévoir de la place, et une connexion correcte, avant de partir récupérer du matériel sur une île hostile.
L’interface visible sur les images est en anglais, même si le jeu prend en charge plusieurs langues. L’écran est forcément chargé : bouton de tir, réticule, indicateurs et informations de combat se disputent les bords de l’affichage. C’est cohérent avec un FPS militaire qui veut faire tenir plusieurs modes et des systèmes de progression sur un écran tactile, mais les amateurs d’interfaces minimalistes risquent de trouver l’ensemble touffu.
Les avis récents publiés sur l’App Store français racontent d’ailleurs un jeu qui ne laisse pas tout le monde au même endroit. Certains joueurs saluent un contenu abondant et la possibilité de jouer à Call of Duty sans console ; l’un d’eux estime même que le titre reste praticable sur un iPhone 8 Plus en baissant les réglages. À l’inverse, d’autres évoquent des bugs, des tricheurs, des matchs jugés déséquilibrés ou un encombrement important du stockage. Ce sont des témoignages, pas un diagnostic définitif, mais ils rappellent qu’un jeu aussi massif peut être une affaire de matériel, de réseau et de tolérance personnelle aux saisons à répétition.

Pour les joueurs qui aiment rentrer avec quelque chose
DMZ: Recon devrait surtout intriguer les joueurs qui aiment décider quand pousser leur chance : finir un contrat, fouiller encore un bâtiment, ou filer à l’extraction avant qu’une autre escouade ne tombe sur vous. Si votre plaisir vient du risque calculé, de l’équipement récupéré et des parties moins prévisibles qu’un simple 5v5, Serpent Island a de solides arguments sur le papier.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un petit FPS léger, un jeu sans mises à jour saisonnières ni gros téléchargement, ou une expérience strictement solo et tranquille. Call of Duty: Mobile reste un grand carrefour compétitif, avec ses menus, ses récompenses et son rythme de service continu. DMZ: Recon ne le simplifie pas : il lui ajoute une couche de tension et de butin. À vous de voir si c’est précisément ce que vous attendiez d’un Call of Duty dans votre poche.

Source : Activision Publishing, Inc.