
Vous aviez prévu une canne à pêche, un coin tranquille et, au pire, un poisson un peu trop combatif. Diceomancer préfère vous envoyer affronter des créatures étranges avec un paquet de cartes et des dés capables de modifier les règles en plein combat. Le principe tient en une phrase : ce roguelike de deck-building vous demande de bâtir un jeu de cartes, puis de changer directement les chiffres qui déterminent votre survie.

Prévu le 12 janvier 2027 dans l’abonnement Apple Arcade, Diceomancer sera jouable sur iPhone, iPad et Mac. Il faudra des appareils compatibles avec les systèmes Apple en version 26, et l’interface aperçue est en anglais. Une information à ne pas laisser au fond du sac : le jeu est classé 12+ et pèse environ 643 Mo.
Le dé ne sert pas seulement à faire joli sur la table
Le cœur du jeu repose sur une idée que les amateurs de Slay the Spire et de constructions de decks reconnaîtront tout de suite, avec une petite torsion. À chaque expédition, il faut récupérer des cartes d’attaque, de sort ou d’effet, des reliques et différentes ressources de mana afin de composer une stratégie. Mais les dés magiques permettent aussi de retoucher une valeur précise : les points de vie ou le mana d’un ennemi, la puissance d’une carte, ou encore la charge d’une relique.
Sur le papier, cela ouvre une porte intéressante : une carte médiocre peut prendre de la valeur si son chiffre devient modifiable au bon moment. Le jeu prévoit également des jets de d20 lors de certains événements et pour des effets de cartes. Autrement dit, Diceomancer emprunte à la fantasy de table son dé à vingt faces, mais l’utilise dans un deck-builder au tour par tour plutôt que pour faire semblant de connaître les règles pendant trois heures.
Le contenu annoncé est copieux : près de 500 cartes, presque 200 reliques, six types de mana et six classes. Ce sont des chiffres qui promettent surtout beaucoup de pistes de construction, pas une garantie que chacune sera passionnante. Il faudra attendre la sortie pour savoir si les combinaisons ont toutes une raison d’exister ou si certaines finiront vite au fond de la boîte.

Des cartes en bas, des compteurs partout autour
Les captures officielles montrent un jeu en 2D dessiné à la main, aux contours volontairement épais et à la palette très colorée : verts de collines, bleus de montagnes, rouges d’impacts et violets plus mystérieux se croisent dans les scènes présentées. Les combats visibles se jouent de profil, avec les cartes disponibles alignées en bas de l’écran et les barres de vie, ressources et compteurs installés en haut.
Un personnage rose aux grandes oreilles apparaît notamment au milieu d’un affrontement, pendant que des effets rouges traversent l’écran. L’interface ne cherche pas à cacher sa nature de jeu de cartes : boutons « End Turn », valeurs chiffrées, icônes de ressources et fenêtres de texte occupent une place très visible. Entre les batailles, une carte à nœuds circulaires permet de choisir son chemin, tandis qu’un écran de collection expose les cartes récupérées.
Le studio annonce plus de dix environnements et près de trente types d’ennemis. L’univers semble passer de décors boisés et montagneux à des rencontres plus bizarres, avec un mélange d’épées, de magie, d’armes à feu et de créatures peu compatibles avec une sortie de pêche paisible. L’ensemble a une allure de fantasy illustrée, plus proche d’un carnet de croquis animé que d’un donjon sombre et réaliste.

Pour les bricoleurs de synergies, pas pour les allergiques aux calculs
Diceomancer vise clairement les joueurs qui aiment regarder une carte anodine et se demander comment la transformer en machine absurde à dégâts, mana ou effets cumulés. Si vous appréciez les roguelikes où l’on recommence une expédition pour essayer une autre idée de deck, les dés qui modifient les valeurs pourraient donner à ce titre un angle bien à lui.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un jeu d’action immédiat, une aventure narrative très cadrée ou des combats où l’on tape avant de réfléchir. Ici, tout ce qui est montré tourne autour des cartes, des chiffres, des reliques et du choix d’un itinéraire. Même avec une présentation colorée, le menu principal semble être la stratégie.
Son arrivée dans Apple Arcade évite l’achat individuel : Diceomancer sera inclus dans l’abonnement sur iPhone, iPad et Mac. Pour les abonnés qui guettent un deck-builder moins classique que la pile habituelle de cartes et de potions, le rendez-vous est pris pour janvier 2027. Les autres pourront tranquillement retourner à leur partie de pêche : celle-ci a manifestement mal tourné.
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Source : Plug In Digital