
Le monde est peut-être fini, mais il reste toujours quelqu’un pour vous demander de réparer l’antenne. Dans The Spotter: Dig or Die, vous tenez une station-service au bord de Las Veganos, dernier point d’écoute avant un appel présidentiel censé sauver ce qui peut encore l’être. Une tempête de sable enterre la base et détruit le récepteur : il faut alors creuser pour récupérer de quoi le remettre debout, tout en empêchant des hordes de mutants de transformer votre campement en buffet de minuit.

Le principe tient en une phrase : on récolte sous terre pendant la journée, puis on fortifie et défend sa station contre les attaques nocturnes. C’est un mélange de jeu de fouille, de progression roguelike et de tower defense qui ne vous demande pas de choisir entre la pelle et le lance-roquettes.
Je n’ai pas installé le jeu : voici donc ce qu’il propose et ce que montrent ses images officielles, pas un test de ses sensations en main. Sur le papier, Doghowl construit un jeu pour celles et ceux qui aiment rentrer d’une expédition avec juste assez de métal pour une amélioration… avant de découvrir que la nuit tombe et que trois nouvelles tourelles seraient finalement bien utiles.
Le jour, la pelle ; la nuit, tout ce qui tire
Les sorties souterraines servent à ramener des ressources et à récupérer des artefacts. Ces derniers modifient les règles d’une partie, avec des capacités ou bonus qui doivent pousser à adapter sa défense plutôt qu’à dérouler toujours le même plan. Le matériel suit la même logique : pelle améliorée, foreuse, jetpack, gadgets et arbre technologique sont là pour élargir les possibilités au fil des tentatives.
À la surface, la station devient progressivement un petit fort bricolé au milieu du sable. Mitrailleuses automatisées, lasers, lance-roquettes, barrières, mines et pièges font partie de l’arsenal annoncé. Le personnage peut aussi prendre directement place derrière une tourelle principale. Trois orientations sont mises en avant : le Chasseur et son railgun, le Suppresseur autour du canon Tesla, ou l’Artilleriste avec des grenades à fragmentation. Ce ne sont pas trois héros distincts, mais des façons de spécialiser son équipement et sa stratégie.
Le jeu a reçu une mise à jour très récente qui ajoute notamment une aide à la visée automatique, tout en accélérant les sauvegardes dans le cloud. Un ajout à noter pour un titre qui superpose exploration, construction et combat sur écran tactile.

Un désert ocre, des interfaces bien chargées
Visuellement, The Spotter part sur une 3D stylisée aux formes anguleuses, avec des textures plus détaillées que ne le laisse croire son côté un peu cartoon. Les captures alternent vues à la troisième personne et séquences vues de dessus. Les décors naviguent entre désert ensoleillé aux tons ocre et orangés, grottes sombres et attaques de nuit où les ennemis lumineux ressortent nettement.
L’écran est chargé comme il doit l’être pour ce type de jeu : barres d’état, compteurs de ressources, mini-carte, icônes d’action, réticule de visée et boutons circulaires tactiles sont tous visibles. Ce n’est pas le minimalisme zen d’un puzzle mobile ; c’est plutôt le tableau de bord d’un survivant qui doit surveiller son carburant, ses murs et ce qui arrive depuis la dune d’en face. L’interface aperçue est en français. On croise aussi un chien dans le campement, accompagné de cœurs roses : dans l’apocalypse, la présence d’un compagnon à quatre pattes reste une information stratégique de premier ordre.

Pour les bâtisseurs qui n’aiment pas rester tranquilles
The Spotter semble viser en priorité les amateurs de défense de base qui apprécient que la préparation compte autant que la fusillade. Si vous aimez optimiser une économie de ressources, décider si vous descendez chercher un peu plus de ferraille ou si vous remontez avant d’être pris par le temps, puis voir cette préparation alimenter une ligne de défense, le programme est très clair.
À l’inverse, passez votre chemin si vous cherchez un jeu d’action direct sans collecte, sans arbres d’amélioration et sans gestion de tourelles. Le découpage jour/nuit, les artefacts aléatoires et les améliorations à choisir placent le titre dans une famille roguelike où recommencer et ajuster son plan font partie du contrat. Ce n’est pas non plus un jeu de stratégie posé : les images montrent un personnage armé, un réticule et des affrontements auxquels il faut manifestement participer.
Le titre est vendu 12,99 €, sans passer par Apple Arcade. Il réclame au minimum iOS, iPadOS ou macOS 15 et fonctionne sur iPhone, iPad et Mac. Comptez environ 1,1 Go d’espace de stockage. À ce tarif, il s’adresse moins aux curieux qui veulent tuer cinq minutes qu’aux joueurs prêts à payer d’emblée pour un hybride dense : une station à sauver, un sous-sol à vider et, entre les deux, très peu de temps pour souffler.

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Source : Doghowl Games Ltd.