
Les gouvernements autoritaires n’apprécient pas que leurs citoyens puissent converser en toute confidentialité grâce à des applications de messagerie chiffrées de bout en bout. C’est sans surprise que la Russie a récemment interdit FaceTime, mais le fait qu’iMessage ait échappé à une telle prohibition interpelle.
Une explication possible réside dans le faible usage d’iMessage dans le pays, de nombreux utilisateurs préférant d’autres applications de messagerie. Cependant, une nouvelle hypothèse pourrait éclairer cette situation.
Une interdiction d’iMessage mettrait en péril les notifications push iOS
Selon le commentateur John Gruber, sur Mastodon, un utilisateur a émis une théorie intéressante.
« Si iMessage était bloqué, toutes les notifications push à distance pour iPhone cesseraient également de fonctionner. »
Cette hypothèse suggère qu’Apple a délibérément conçu son système ainsi, afin de prévenir que les gouvernements oppressifs ne puissent interdire iMessage sans affecter d’autres services.
Les opérateurs de téléphonie auraient pu être tentés de bloquer iMessage, car ce service réduisait la demande pour les SMS, entraînant des frais par message. En intégrant iMessage dans le flux de notifications push, les opérateurs ont perdu cette possibilité. Cette stratégie a permis à Apple d’installer iMessage sans éveiller les soupçons des opérateurs de téléphonie.
La protection d’Apple face aux gouvernements
Il est encore incertain si cette explication est celle retenue par Apple. Bien que FaceTime dépende également du service de notifications push d’Apple, il n’est pas évident que la société ait anticipé ce type de scénario. La décision de la Russie de bloquer FaceTime ne s’est pas accompagnée d’attaques similaires à l’encontre d’iMessage, ce qui pourrait témoigner d’une stratégie délibérée d’Apple pour protéger ses utilisateurs à l’échelle mondiale.