
Les nouveautés de macOS 27 ne se jouent pas seulement à l’écran. Lors d’une session technique de la WWDC, Ronnie Misra a présenté plusieurs évolutions du framework de virtualisation natif d’Apple, celui qui permet de faire tourner une machine virtuelle directement sur Mac sans passer par un outil tiers. L’objectif est clair : rendre ces environnements plus fluides au quotidien, mais aussi plus simples à préparer et à gérer.
D’après cette présentation, Apple a concentré ses efforts sur trois points très concrets : l’utilisation d’accessoires USB dans une VM, l’automatisation de la configuration de départ et une nouvelle architecture d’images disque en calques.
Des accessoires USB enfin exploitables plus simplement
Selon Ronnie Misra, macOS 27 ajoute la prise en charge du stockage externe et de certains périphériques USB branchés au Mac hôte. En pratique, lorsqu’un accessoire compatible est connecté alors qu’une machine virtuelle tourne déjà, une nouvelle icône apparaît dans la barre des menus pour l’affecter à la VM.
Une fois l’autorisation donnée, le périphérique devient utilisable dans l’environnement virtualisé. Pour les personnes qui testent des accessoires physiques, cela évite des manipulations plus lourdes et rapproche un peu plus la VM d’un vrai Mac utilisé au quotidien.

Créer une machine virtuelle demande moins d’étapes
Apple permet aussi d’automatiser la création du compte administrateur principal au premier démarrage d’une nouvelle VM, à condition que le Mac hôte utilise lui aussi macOS Golden Gate. D’après Apple, plusieurs réglages peuvent être définis dès le départ : nom complet, nom d’utilisateur court, mot de passe, ouverture automatique de session au démarrage et activation de l’accès à distance via SSH.
Pour ceux qui créent régulièrement des environnements de test, le gain est immédiat : moins d’actions manuelles, moins de risques d’oubli et une configuration plus homogène d’une machine virtuelle à l’autre.
Un nouveau système de calques pour éviter les doublons
Le changement le plus structurant concerne le stockage. Ronnie Misra a expliqué qu’Apple introduit, via DiskImageKit, un système de calques pour les images disque. Jusqu’ici, chaque VM reposait sur sa propre image complète, en brut ou en ASIF, ce qui obligeait à dupliquer tout le système à chaque nouvelle instance.
Avec ce nouveau fonctionnement, plusieurs machines virtuelles peuvent partager une base commune, chacune n’ajoutant qu’une surcouche personnalisée plus légère. Apple donne un exemple parlant : au lieu de conserver cinq fichiers de 60 Go, il devient possible de garder une base d’environ 50 Go, puis cinq couches supplémentaires de seulement quelques gigaoctets.
L’intérêt est double : réduire l’espace occupé et faciliter la gestion des fichiers, notamment s’ils sont stockés sur un réseau ou un NAS. Apple précise aussi que cette approche simplifie les instantanés, puisqu’il suffit de figer la couche de superposition à un instant donné. Ces images ASIF superposées ne seraient d’ailleurs pas limitées à la seule virtualisation.
Ce que ça change
Pour un usage occasionnel, l’effet le plus visible devrait être une VM plus réactive et plus rapide à mettre en route. Pour les développeurs, les équipes de test ou les utilisateurs qui jonglent avec plusieurs environnements macOS, l’intérêt devient encore plus concret : moins de stockage gaspillé, une préparation plus rapide et une meilleure gestion des accessoires physiques.
Il reste toutefois des limites signalées par Apple : pas d’accès annoncé au Mac App Store dans ces environnements virtualisés, et les dernières fonctions liées à l’intelligence artificielle ainsi que la nouvelle version de Siri n’y sont pas disponibles. En clair, la base technique progresse nettement, mais une VM ne reproduit pas encore tout l’écosystème logiciel d’un Mac classique.
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Source : Ronnie Misra (Apple WWDC technical session)