
Apple a obtenu le rejet de la demande de marque « EYEFONE » auprès de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle. D’après la décision de l’EUIPO sur le dossier n° 019172367, cette demande visait une marque de l’Union européenne déposée par Shenzhen Eyefone Technology et enregistrée le 3 avril 2025.
Le groupe de Cupertino s’est opposé à cet enregistrement en invoquant ses droits antérieurs sur la marque « iPhone ». L’EUIPO a finalement suivi cette position et a refusé l’enregistrement de « EYEFONE », en retenant un risque de confusion suffisant entre les deux signes.
La proximité sonore a pesé dans la décision
Le point le plus sensible du dossier concerne la prononciation. Selon la décision de l’EUIPO, « Eyefone » et « iPhone » présentent une similarité qui peut prêter à confusion, en particulier dans un univers de produits technologiques destinés au grand public.
Autrement dit, la question ne se limite pas à l’apparence du nom à l’écrit. En droit des marques, le son compte aussi, et c’est précisément ce terrain phonétique qui a renforcé l’opposition d’Apple dans cette affaire.

Apple continue de verrouiller ses noms les plus stratégiques
Ce type de procédure s’inscrit dans une stratégie classique de protection des marques. Pour Apple, « iPhone » ne désigne pas seulement un produit : c’est aussi un nom fortement identifié par le public, avec une valeur commerciale majeure.
Faire rejeter une appellation jugée trop proche permet donc de limiter le risque de dilution et d’éviter que des noms voisins entretiennent une confusion dans l’esprit des consommateurs. La décision européenne montre aussi que les entreprises qui veulent lancer une marque dans la tech doivent surveiller autant la façon dont elle se lit que la manière dont elle se prononce.
Ce que ça change
Pour les utilisateurs, cette décision ne modifie ni l’iPhone ni les services d’Apple au quotidien. En revanche, elle rappelle à quel point la marque iPhone reste défendue de près, y compris sur des détails de nommage qui peuvent sembler mineurs.
Pour le marché, c’est un signal clair : en Europe, un nom perçu comme trop proche d’une marque aussi connue peut être stoppé, même si la ressemblance repose en bonne partie sur l’oral. C’est un point à surveiller pour les fabricants et accessoiristes qui cherchent des noms faciles à mémoriser.

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Source : EUIPO — décision sur la demande de marque « EYEFONE » (n° 019172367)