
Dans un donjon, le coffre au bout du couloir a toujours l’air d’une excellente idée. Jusqu’au moment où le prêtre n’a plus de soins, que le mage a vidé ses sorts et qu’il faut encore refaire tout le chemin en sens inverse. Stonegate: The Mad Baron place précisément ce dilemme au centre de son expédition : former six aventuriers, descendre aussi loin que possible, puis décider du moment où il faut arrêter les frais et ramener les survivants.

Je ne l’ai pas installé : voilà donc ce que le jeu propose et ce que ses images laissent voir, pas un verdict déguisé après trois combats. Stonegate appartient à la famille des dungeon crawlers en vue à la première personne qui préfèrent les couloirs, les ressources comptées et les cartes à remplir aux grandes plaines ouvertes. Son idée n’est pas de vous faire recommencer une bataille jusqu’à la gagner, mais de faire peser chaque salle supplémentaire sur l’état de votre équipe.
Six aventuriers, et personne n’est vraiment remplaçable
La compagnie réunit jusqu’à six personnages. On y recrute des combattants, voleurs, prêtres, mages et éclaireurs, avec des classes d’élite plus rares. Armes, armures et boucliers viennent compléter l’équipement ; le jeu annonce aussi des comparaisons lisibles entre les objets, un détail bienvenu pour qui n’a pas envie de deviner si une vieille hache rouillée vaut mieux qu’une dague enchantée.
Les affrontements se déroulent au tour par tour contre des groupes d’ennemis. Entre deux combats, les soins et la magie ne sont pas sans fond : avancer promet de meilleures récompenses, mais les pièges, portes secrètes, chambres au trésor et rencontres écrites à la main multiplient les occasions de perdre un membre de l’escouade. Le retour à Stonegate sert à se reposer, soigner, commercer et recruter avant de préparer une nouvelle sortie.

Le trésor est au fond, le problème aussi
La campagne compte six profondeurs construites à la main, chacune avec son gardien à mesure que l’on s’enfonce. Le cœur du jeu semble être là : mesurer le gain espéré contre le trajet du retour, alors que les blessés s’accumulent. Ce n’est pas le même fantasme qu’un action-RPG où une potion règle tout en deux secondes. Ici, le joueur qui veut vider chaque recoin avant de repartir risque de découvrir pourquoi les vieux jeux de rôle dessinaient leurs cartes sur du papier quadrillé.
La mise à jour 1.1, déjà disponible, agrandit les étages et revoit notamment les rencontres, les récompenses, les secrets et les occasions de récupération. Elle ajoute aussi du matériel adapté à la profondeur atteinte, des fioles bleues pour récupérer des points de magie, ainsi qu’une option pour effacer l’autocarte. De quoi signaler que le studio continue d’ajuster la descente, sans que cela permette de préjuger de son équilibre final manette en main.
Les visuels disponibles optent pour une fantasy sombre en peinture numérique, détaillée et assez réaliste : capes face à une cité fortifiée, créature ailée dans une caverne, rue de village éclairée par des torches, coffre débordant de pièces. Gris, bruns et noirs dominent, avec des éclats orange de flammes. Aucun bouton, jauge ou menu n’est visible sur ces images ; elles vendent surtout une ambiance nocturne et des lieux hostiles, pas une lecture précise de l’interface de jeu.

Un essai gratuit, puis un prix affiché sans entourloupe
Stonegate est gratuit au téléchargement sur iPhone et iPad, avec le premier niveau inclus. Les profondeurs 2 à 6 et la campagne complète demandent un achat unique à 7,99 $. Le jeu annonce l’absence de publicités, de monnaie premium consommable et d’achats destinés à renforcer les personnages : le modèle est donc clair, même si le début gratuit sert évidemment de porte d’entrée.
Il faut un iPhone ou un iPad sous iOS ou iPadOS 15 au minimum. Les sauvegardes iCloud permettent de conserver la même compagnie d’un appareil à l’autre : pratique pour poursuivre une expédition entamée sur téléphone sur l’écran plus large d’un iPad. Comptez environ 159 Mo de stockage.
Stonegate devrait parler aux amateurs de Wizardry, de donjons méthodiques et de groupes dont il faut protéger la santé autant que le butin. Passez votre chemin si vous cherchez des combats en temps réel, une aventure qui vous laisse foncer sans conséquence, ou un RPG entièrement gratuit. Pour les autres, le premier étage offert permet au moins de vérifier si cette vieille école-là vous attire avant de payer la suite.
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Source : NovoBuild LLC