
Un mauvais jet de dés, c’est déjà frustrant. Quand un grand crâne vous regarde depuis le haut de l’écran en attendant votre prochain échec, l’affaire prend tout de suite une tournure plus personnelle. Dice of Kalma repose sur cette idée simple : composer des combinaisons de dés, les relancer avec parcimonie et accumuler des bonus pour survivre à une bataille de scores contre Kalma, le gardien des Enfers.

Le jeu vient de passer en version 1.6, une mise à jour baptisée Silent Skulls. Son morceau le plus visible, ce sont quatre nouveaux crânes à intégrer aux parties : le Juge, le Soudeur, le Mousquetaire et le Crâne percé. Ces cartes jouent le rôle de modificateurs permanents pendant une tentative : certaines promettent davantage de crânes, d’autres des multiplicateurs liés à des combinaisons précises. C’est donc du roguelike de construction de deck, mais avec des dés à la place des cartes de poker : le cousin gothique de Balatro qui a troqué la table de casino pour un ossuaire.
Des crânes pour donner un sens aux jets bancals
Le principe ne consiste pas seulement à chercher une paire ou une suite. À chaque main, il faut faire coïncider les faces obtenues avec les conditions des crânes récupérés au fil de la partie, puis décider quels dés garder et lesquels relancer. Les bonus s’empilent, le multiplicateur grimpe, et le seuil de score à franchir attend au prochain niveau. Si les mains ou les relances viennent à manquer, la tentative s’arrête et il faut repartir de zéro.
Les captures officielles montrent une interface verticale pensée pour l’iPhone : dés alignés au centre, boutons PLAY HAND et REROLL tout en bas, et compteurs LEVEL, THRESHOLD, BONES, MULT et TOTAL autour du plateau. Au sommet, un énorme crâne surveille l’opération ; une main squelettique vient parfois se poser sur l’aire de jeu. Le pixel art utilise surtout le noir et le gris, réveillés par du cyan, du violet, du rouge ou de l’orange. Les cartes de crânes, elles, apportent leurs propres couleurs. L’interface visible sur les images est en anglais, même si l’application annonce 18 langues disponibles.

Silent Skulls ne se limite pas à quatre cartes
La version 1.6 ajoute aussi une encyclopédie des crânes directement dans le jeu. Ce n’est pas un détail décoratif dans un titre où chaque carte peut réclamer une condition particulière : elle doit permettre de vérifier l’effet d’un modificateur sans tenter de le redeviner entre deux lancers. Les succès associés aux crânes peuvent également être touchés pour afficher davantage de détails.
Le studio annonce en parallèle des ajustements d’équilibrage sur plusieurs crânes, du retour haptique, ainsi qu’un accès à la garde-robe depuis l’écran de fin de partie. Un DLC Supporter est aussi proposé à ceux qui veulent financer davantage le jeu : il comprend notamment des dés incrustés de gemmes et des tenues pour la Faucheuse. Rien de tout cela ne change le cœur de la boucle, mais ces ajouts visent clairement les joueurs déjà lancés dans la chasse aux synergies.
Les retours français publiés avant cette version dessinent d’ailleurs un tableau moins lisse que la très bonne note globale ne le laisse croire. Plusieurs joueurs saluent l’envie de recommencer pour tester des associations de crânes et l’ambiance visuelle. D’autres trouvent au contraire les combinaisons difficiles à suivre, voire les objectifs rapidement trop sévères avec peu de relances. L’encyclopédie arrive donc à un moment logique, sans garantir pour autant que toutes les règles deviendront limpides pour chacun.

Pour les calculateurs, pas pour les allergiques au hasard
Dice of Kalma devrait parler aux amateurs de jeux où un lancer raté peut être retourné par une règle bien préparée, et à ceux qui aiment décortiquer des bonus plutôt que suivre un scénario. Si vous cherchez un jeu de dés rapide, sans texte à lire ni effets à mémoriser, le squelette risque de vous perdre en route. Même sanction pour les joueurs qui détestent devoir recommencer une partie après une série de jets défavorables : le hasard est ici au centre de la table, pas caché sous le tapis.
Le téléchargement est gratuit sur iPhone et iPad, avec ce DLC Supporter optionnel. Il demande iOS ou iPadOS 15 au minimum, pèse environ 278 Mo et porte une classification 4+. Voilà un roguelike à dés qui ne prétend pas réinventer les enfers : il propose surtout de transformer chaque main improbable en petit problème de probabilités, avec des crânes pour compliquer — ou sauver — l’affaire.
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Source : Pepperbox Studios