
Le premier orc arrive, vos nains chargent… et vos meilleurs choix ont déjà été faits avant le premier coup de hache. Dwarves: Glory, Death and Loot est un auto-battler roguelike où vous recrutez jusqu’à dix nains, les équipez, les placez en formation, puis les regardez affronter des vagues de créatures dans des combats de profil.

Le mot « automatique » peut faire fuir. Ici, il ne signifie pas que le jeu se résume à attendre une jauge : la préparation est son terrain de jeu. Il faut composer avec les classes, les statistiques, les capacités, le poids des unités et les objets ramassés. Un guerrier lourd qui repousse un adversaire, un soigneur protégé par la première ligne, un assassin placé pour profiter de sa spécialité : le studio pose les pièces, à vous de décider lesquelles méritent d’entrer dans la taverne.
Le combat se prépare dans les menus
Chaque expédition propose de recruter, de choisir des récompenses et d’accumuler armes, armures ou accessoires. Les échecs ne renvoient pas entièrement à la case départ : ils servent aussi à débloquer de nouveaux nains, compétences et améliorations permanentes. C’est la boucle roguelike classique, mais appliquée à une petite armée plutôt qu’à un héros solitaire.
Les ennemis ne se limitent pas à une rangée d’orcs interchangeables. Le jeu annonce aussi trolls, dragons et adversaires équipés de capacités ou d’objets susceptibles de répondre aux vôtres. Les clans jouables ajoutent leurs propres aptitudes, tandis que les runes et les formations ouvrent d’autres pistes de construction d’équipe. C’est donc moins un jeu de réflexe qu’un jeu de lecture de statistiques, de synergies et de compromis : prendre l’objet immédiatement puissant, ou celui qui complète une idée d’équipe sur la durée.
Ce principe place Dwarves quelque part entre le jeu de stratégie à escouade et le roguelike de builds. Si votre plaisir consiste à comparer deux épées, à déplacer trois personnages pour protéger le quatrième et à refaire une tentative avec un plan plus cohérent, le titre a clairement de quoi attirer votre attention. Si vous cherchez un jeu d’action où votre doigt décide du combat, passez votre chemin : une fois la bataille lancée, les nains se débrouillent sans vous.

Du pixel art, des parchemins et beaucoup d’informations
Les captures officielles montrent un pixel art 2D coloré : ciel bleu, montagnes roses, végétation verte, rochers et flammes au centre des affrontements. Les combattants sont petits à l’écran, vus de côté, tandis que les décors de fantasy médiévale encadrent la mêlée. Le contraste entre ce théâtre de bataille très lisible dans son principe et les panneaux chargés de chiffres résume bien la proposition : une bagarre de taverne, organisée comme un tableur.
Hors combat, l’interface empile cartes d’équipement, portraits, compteurs, panneaux de statistiques et encadrés façon parchemin. Les écrans de rencontres proposent aussi des choix illustrés. Les images disponibles affichent ces menus en anglais ; l’application annonce néanmoins 14 langues au total. Retenez surtout que l’information occupe beaucoup de place. Sur iPad, cette présentation devrait naturellement respirer davantage ; sur iPhone, ceux qui n’aiment pas ouvrir des infobulles ou scruter les détails d’un équipement auront intérêt à regarder les captures avant de sortir la carte bancaire.

Un jeu pour les bricoleurs de builds, pas pour les impatients
Le cœur de cible est net : les amateurs d’auto-battlers qui trouvent souvent le genre trop passif, et les joueurs de roguelikes prêts à recommencer pour affiner une composition. Dwarves semble leur proposer une vraie matière à manipuler, avec plusieurs classes, des raretés d’objets, des runes, des clans et des récompenses à arbitrer. C’est aussi le genre de jeu qui peut donner envie de noter mentalement une combinaison avant de relancer une expédition.
À l’inverse, ne vous y aventurez pas pour une parenthèse détendue de cinq minutes entre deux stations de métro. Le système repose précisément sur l’attention portée aux objets, aux valeurs et aux placements. Les joueurs qui détestent les menus denses, la progression par améliorations successives ou la répétition de combats contre des vagues d’ennemis risquent de voir les nains rentrer à la mine plus vite que prévu.
Dwarves: Glory, Death and Loot est un jeu premium à 4,99 €, sans abonnement Apple Arcade annoncé. Il est disponible sur iPhone et iPad, demande au minimum iOS ou iPadOS 15 et pèse environ 577 Mo. À ce prix, il s’adresse moins à qui veut consommer un auto-battler qu’à qui veut disséquer son escouade. Les nains font le sale boulot ; vous, vous faites les calculs.

Source : Sidekick Publishing GmbH