
Une bille immobile peut devenir votre meilleure coéquipière. Dans Marblebound, le but n’est pas seulement d’envoyer un projectile sur un monstre : il faut aussi le faire rebondir au bon endroit, toucher les alliés déjà placés et déclencher la réaction qui nettoiera l’écran.

Le principe tient en une phrase : à chaque tour, vous visez puis lancez la bille associée à l’un de vos héros dans une arène, afin de frapper les ennemis, ricocher sur les décors et activer des combos avec les billes alliées restées sur le terrain.
C’est donc un puzzle de ricochets qui emprunte aussi aux jeux de collection de personnages. Les héros invoquent leurs propres billes, les monstres occupent l’arène et les trajectoires comptent autant que la composition de l’équipe. Marblebound est disponible gratuitement sur iPhone et iPad, avec des achats intégrés facultatifs. Il faut iOS ou iPadOS 15 au minimum et prévoir environ 475 Mo d’espace libre.
Viser, rebondir, puis faire résonner l’équipe
Marblebound repose sur deux comportements de projectiles. Les billes Bounce rebondissent contre les murs et les adversaires ; les billes Pierce traversent ennemis et autres billes. Sur le papier, la différence suffit à transformer une ligne de tir évidente en petit problème de géométrie : faut-il traverser le groupe adverse, ou multiplier les angles pour toucher plusieurs cibles ?
Le détail le plus intéressant est la résonance. Lorsqu’une bille active percute la bille stationnaire d’un allié, elle déclenche une attaque combinée. L’idée rappelle ces jeux où l’on prépare le plateau pendant plusieurs tours avant de faire tomber la bonne pièce. Ici, le placement des héros semble donc aussi important que le tir lui-même : une bille alliée laissée dans un coin peut devenir un relais, pas juste un projectile oublié.
Le jeu annonce une progression par niveaux, des affrontements contre des boss et des défis compétitifs. Les héros peuvent recevoir des artefacts équipables, puis être renforcés par un système de fusion. Il y a aussi une collection de personnages à constituer, chacun étant associé à des capacités et à une bille. Ceux qui aiment ajuster leur escouade entre deux combats auront de quoi regarder ; ceux qui veulent uniquement des niveaux de casse-tête sans gestion de collection devront accepter cette couche supplémentaire.

Une forêt de bonbons, des boss et beaucoup d’icônes
Les captures officielles ne jouent pas la carte du minimalisme. L’action se déroule en affichage vertical, dans des arènes vues de dessus et légèrement de biais. On y distingue une forêt fantastique très saturée : végétation verte, rivières et cascades bleues, rochers, fleurs, puis une pluie de projectiles jaunes, oranges, rouges et violets dès que le combat commence.
Les héros sont des créatures anthropomorphes en 3D stylisée, avec une allure cartoon et des accessoires qui les font ressembler à une petite bande d’aventuriers plutôt qu’à des guerriers réalistes. Quatre personnages apparaissent dans les visuels promotionnels. En combat, les cartes de l’équipe occupent le bas de l’écran, pendant que barres de vie, score, ressources et compteur de coups se répartissent en haut et sur les côtés. Un boss affiche logiquement sa grande jauge de vie au sommet.
Cette interface donne à voir un jeu chargé en informations : on surveille le terrain, les ennemis, les billes déjà posées et les cartes des héros. Ce n’est pas le cousin dépouillé de Peggle que l’on ouvre entre deux stations de métro sans rien regarder. Les menus montrent aussi une carte de progression et un « Level Pass », signe que le suivi de compte et les récompenses font partie de la proposition. L’interface aperçue sur les images est en anglais, comme les textes visibles dans le jeu.

Un jeu pour les calculateurs qui aiment collectionner
Marblebound vise clairement les joueurs qui apprécient de tracer une trajectoire, d’anticiper un ricochet et de monter une équipe de personnages au fil du temps. Si l’idée de déclencher un effet en percutant la bille d’un allié vous parle davantage qu’un simple tir direct, son mélange de puzzle et de synergies mérite un coup d’œil.
En revanche, passez votre chemin si les jeux gratuits avec monnaies virtuelles, progression d’artefacts et collection de héros vous fatiguent avant même le premier combat. Le studio précise que l’or, les runes et les autres récompenses sont des ressources virtuelles, et que les achats sont optionnels ; ils restent néanmoins au cœur de l’écosystème présenté. Les allergiques aux écrans de récompenses, aux passes de progression et aux nombreuses jauges ne seront pas réconciliés par quelques jolies cascades.
Le titre a au moins une proposition lisible : transformer le traditionnel tir de bille en jeu d’équipe, où l’on utilise les positions déjà acquises pour fabriquer le coup suivant. Reste à voir si les niveaux sauront exploiter cette bonne idée autrement qu’en ajoutant des chiffres et des personnages à collectionner. Pour un téléchargement gratuit sur iPhone ou iPad, les amateurs de ricochets tactiques peuvent se faire leur propre avis sans sortir la carte bleue dès l’entrée.

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Source : HoopTech Games