
Il y a des jeux qui arrivent avec trois ans de retard, puis il y a Blossom Tales, qui semble avoir pris le chemin des donjons pour rejoindre l’iPhone. L’aventure avait été annoncée sur mobile il y a une éternité à l’échelle du jeu vidéo ; elle est désormais prévue le 8 octobre sur iPhone et iPad. Entre-temps, sa suite a déjà trouvé sa place sur téléphone : drôle d’ordre pour découvrir une saga, mais le premier épisode finit enfin par arriver.

Le principe tient en une phrase : vous incarnez Lily, Chevalier de la Rose, et traversez le royaume de Blossom, ses donjons et ses boss pour repousser des ténèbres qui ont décidément choisi le mauvais royaume où s’installer.
Un Zelda 2D qui ne cache pas sa famille
Blossom Tales appartient à cette famille d’aventures vue de dessus où l’on ouvre des coffres, cherche une clé, évite des pièges et revient dans une zone avec un nouvel outil en poche. Lily avance à l’épée, mais son arsenal doit aussi s’étoffer avec des armes, des sorts et divers objets. Cinq donjons structurent l’aventure, avec leurs énigmes, leurs monstres et leurs affrontements de boss.
Le studio Castle Pixel ne cherche pas à faire passer cela pour une invention sortie de nulle part. Tout évoque les vieux jeux d’action-aventure en 2D : exploration découpée en salles, équipement qui ouvre de nouvelles possibilités, combat rapproché et donjons très présents. Si vous cherchez un jeu qui réinvente entièrement la formule, ce n’est manifestement pas le bon guichet. Si l’idée d’une aventure dans cette tradition vous parle encore, c’est précisément son terrain.

La mise en scène ajoute toutefois un petit détour. L’histoire est racontée par un grand-père à ses petits-enfants, et leurs interventions peuvent infléchir le récit. Le jeu propose donc de ne pas seulement suivre la quête de Lily comme un livre posé sur une table : les auditeurs sont aussi invités à y mettre leur grain de sel. C’est un habillage plus malicieux qu’un simple prétexte à enchaîner les cavernes.
Des pixels, des cœurs et des salles pleines de choses à casser
Les captures officielles montrent un pixel art 2D très coloré, en vue de dessus. On y aperçoit Lily au milieu de pièces quadrillées, entre coffres, piliers, murs de pierre et projectiles lumineux. La palette change franchement selon les lieux : bruns et verts autour de la végétation, bleu et blanc dans des zones glacées, rouge vif dans une salle où les tirs éclairent le décor.
L’interface affiche une rangée de cœurs en haut à gauche et les objets équipés à droite. Sur écran tactile, un joystick virtuel prend place à gauche tandis que les boutons d’action se regroupent à droite. Une compatibilité manette est également annoncée, une option à garder en tête pour celles et ceux qui préfèrent ne pas couvrir le bas de l’écran avec leurs pouces pendant un combat ou une énigme.

Apple Arcade, mais une présentation qui mérite attention
Sur l’App Store, Blossom Tales est référencé dans Apple Arcade. Il sera donc accessible avec l’abonnement d’Apple, sur iPhone et iPad sous iOS ou iPadOS 15 au minimum. Le téléchargement pèse environ 194 Mo et le titre est classé 12+.
Un détail demande tout de même de regarder la présentation au lancement : le texte affiché sur la fiche évoque un premier chapitre à essayer avant un déblocage de l’aventure complète, alors que son référencement indique Apple Arcade. Ces deux formulations ne racontent pas exactement le même modèle. L’abonnement Apple Arcade reste l’information tarifaire affichée par Apple, mais mieux vaut vérifier l’écran d’accès au jeu le jour de sa sortie plutôt que de supposer son fonctionnement à l’avance.
Le jeu propose sept langues sur sa fiche, sans que les captures permettent d’identifier celle employée dans l’interface. Ceux qui accordent beaucoup d’importance à une localisation française complète auront donc intérêt à y jeter un œil avant de se lancer.

Pour les nostalgiques des coffres, moins pour les allergiques au genre
Blossom Tales s’adresse clairement aux joueurs qui aiment fouiller une carte, retenir l’emplacement d’une porte verrouillée et vider une salle avant d’ouvrir le coffre au fond. Son format devrait aussi parler à ceux qui veulent une aventure solo construite, plutôt qu’une succession de parties très courtes ou un jeu de collection.
À l’inverse, passez votre chemin si le pixel art vous laisse froid, si les donjons à énigmes vous font lever les yeux au ciel, ou si la parenté très assumée avec les aventures 2D d’autrefois vous paraît trop familière. Blossom Tales ne prétend pas changer les règles : il remet sur iPhone une recette connue, avec une héroïne, cinq donjons et un grand-père narrateur pour lui donner sa couleur. Voilà ce qu’il met sur la table le 8 octobre ; à vous de voir si vous avez envie d’y reprendre une épée.
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Source : FDG Entertainment GmbH & Co.KG