
Une mauvaise fréquentation au lycée, un entretien raté, un ex qui revient quand il ne faut surtout pas : une vie peut basculer sur trois lignes de texte. Everlife 2 prend ce matériau-là et le transforme en feuilleton familial, où l’on suit un personnage de sa naissance à sa mort avant de poursuivre, si on le souhaite, avec ses descendants.

Le principe tient en une phrase : vous créez une personne, choisissez ses décisions au fil des saisons, puis vivez avec les conséquences sur sa carrière, ses relations, ses finances et son arbre généalogique. C’est de la simulation de vie très textuelle, quelque part entre le jeu à choix et le tableur familial qui aurait décidé de raconter des drames.
Une existence racontée par ses embranchements
Le jeu démarre avant même le premier choix important. Il permet de définir l’apparence, l’âge, la ville d’origine, l’anniversaire, le signe astrologique, le milieu familial, certains traits et des conditions de santé. Ces paramètres sont censés peser sur les occasions qui se présentent ensuite. Au fil des années, le personnage gagne aussi des traits issus de ses actes : parent investi, cœur d’artichaut, bourreau de travail et autres étiquettes moins flatteuses.
Chaque saison apporte alors ses cartes de décision. L’école, les clubs, les amitiés adolescentes, les études supérieures, le travail d’été, la recherche d’emploi ou le logement deviennent des étapes à négocier. Everlife 2 annonce 35 parcours professionnels et 350 emplois, avec des candidatures, entretiens, promotions, licenciements et reconversions. Pas de promenade libre dans une ville en 3D ici : l’essentiel se joue dans les choix proposés et les statistiques qui évoluent.
Les relations occupent logiquement une grosse part du programme. Rencontrer quelqu’un, emménager, se marier, tromper, divorcer, se réconcilier ou voir revenir un ancien partenaire : le jeu veut faire de ces événements les nœuds d’une histoire plutôt que de simples jauges à remplir. La parentalité peut également entrer dans l’équation, avec adoption, grossesse, FIV, don ou gestation pour autrui, puis l’éducation et le bien-être des enfants.

La mort n’est pas la fin de la partie
C’est là que ce second épisode essaie de se distinguer des simulations de vie jetables. À la mort d’un personnage, Everlife 2 propose de lire sa nécrologie, de recommencer, de le ressusciter ou de continuer à travers un membre de sa famille. Les biens, l’argent, les relations, l’histoire familiale et certaines conséquences passent alors à la génération suivante. L’idée est simple : votre décision de quitter un emploi ou de dilapider un héritage ne disparaît pas au générique de fin.
Le personnage peut aussi développer plus de vingt compétences afin de mener des projets : écrire un roman, enregistrer un album, réaliser un film, créer une application, restaurer une maison ou fabriquer un robot. Chaque projet affiche un budget, une durée, une difficulté et un risque d’échec. Sur le papier, cela donne davantage de choses à poursuivre qu’une seule course au salaire ou au mariage parfait.
La version actuelle ajoute un « God Mode », une extension optionnelle qui permet de modifier directement les statistiques, les traits, la santé, les études, la carrière ou les liens familiaux. Il devient même possible de contrôler le vieillissement, d’empêcher la mort ou de verrouiller des statistiques. C’est un outil qui risque de casser la logique des conséquences pour les puristes, mais qui parlera à ceux qui veulent écrire leur propre soap opera sans laisser le hasard ruiner leur plan.

Des cartes pastel, pas un monde à explorer
Les captures officielles montrent une interface verticale pensée pour l’écran de smartphone : portraits en dessin animé 2D, aplats rose, bleu, jaune et violet, boutons arrondis et cartes empilées. On y voit un créateur de personnage, une liste de villes, une fiche d’âge et de relations, des jauges, des onglets, ainsi que des choix de saison — trois options sous un écran « Summer », par exemple. L’ensemble adopte des formes douces et colorées, loin du réalisme ou des avatars en 3D.
Attention toutefois à un détail très concret : les écrans visibles sont en anglais, des menus aux cartes de choix. L’App Store annonce huit langues au total, mais les joueurs peu à l’aise avec l’anglais ont intérêt à regarder les captures avant de se lancer, puisque lire et comparer les choix est le cœur de l’expérience.
Pour les amateurs de destins à bricoler
Everlife 2 semble taillé pour ceux qui aiment raconter des vies imparfaites, noter les conséquences d’un choix banal et voir une famille s’étendre sur plusieurs générations. Si vous appréciez les jeux à embranchements, les histoires de carrière et les relations qui dérapent, le concept a de quoi occuper les curieux. Le God Mode vise aussi les joueurs qui préfèrent arranger le récit plutôt que le subir.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un simulateur à contrôler directement, avec déplacements, exploration, mini-jeux ou action. Ici, le spectacle annoncé est dans les menus, les fiches et les décisions. C’est un jeu de vie qui tient davantage du carnet de destin que de la maison de poupée interactive.
Everlife 2 est proposé gratuitement sur iPhone et iPad, à condition d’avoir iOS ou iPadOS 17 au minimum. Il pèse environ 311 Mo. Son modèle démarre donc par le téléchargement gratuit, tandis que le God Mode est présenté comme une extension optionnelle : de quoi laisser chacun décider s’il veut composer avec le destin ou prendre la gomme.

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Source : Eververse LLC