
Écrire un message dans sa langue ne devrait pas obliger à remplacer des caractères, ignorer des accents ou employer une disposition de clavier inadaptée. Avec iOS 27, l’iPhone accueille notamment le pied-noir, le comanche et le cri des plaines du Nord, dans une démarche qui vise à rendre ces langues utilisables telles qu’elles s’écrivent.
Des touches qui suivent les règles de chaque langue
Un clavier ne se limite pas à afficher davantage de lettres. Certaines langues demandent des comportements bien particuliers. Le nez-percé, ou nimipuutímt, ne recourt par exemple pas aux majuscules : Apple a donc revu la touche Maj afin qu’elle donne accès à des caractères accentués plutôt qu’à des capitales.
Le cas du cherokee illustre une autre approche. Sur son clavier, la rangée du bas peut évoluer après la saisie d’un signe, afin de proposer des choix adaptés au contexte. Le cherokee était déjà pris en charge sur l’iPhone depuis seize ans, mais ce raffinement est arrivé plus récemment. L’intégration d’une langue peut donc continuer à progresser après son arrivée initiale dans iOS.
Un travail mené avec les communautés concernées
Selon WIRED, Apple travaille avec des représentants de cultures autochtones au moins depuis 2010. Le point de départ consiste souvent à faire entrer les caractères d’une écriture dans Unicode, le standard qui attribue un numéro à chaque caractère pour permettre son affichage sur différents appareils et plateformes.
Cette étape technique ne tranche pas à elle seule la manière dont une langue doit être représentée. Des choix de lettres ou de graphie peuvent faire l’objet de discussions au sein des communautés. Apple échange alors avec elles pour retenir leurs préférences et rechercher un accord avant d’intégrer ces éléments à ses logiciels. Chirasree Mandal, ingénieure logicielle chez Apple, explique à WIRED que l’objectif est de retenir la meilleure représentation possible afin que les utilisateurs se sentent à l’aise avec leur langue sur la plateforme.
Ce que ça change
Pour les personnes concernées, un clavier adapté permet d’écrire dans leur langue sur un outil employé chaque jour, sans contourner ses conventions avec des solutions approximatives. Cette présence numérique peut aussi soutenir la pratique et la transmission de langues menacées : Chuck Hoskin Jr., chef principal de la nation Cherokee, souligne auprès de WIRED l’urgence de trouver des partenaires capables d’accélérer ce travail.
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Source : WIRED — «How Apple Puts Indigenous Languages on the iPhone Keyboard»