
Quand les couloirs se remplissent de zombies, la diplomatie a ses limites : il reste les grenades, une tourelle bien placée et un collègue médecin qui ne regarde pas ailleurs. Zombie Assault: Resurgence remet la série SAS: Zombie Assault sur le terrain avec un shooter en vue de dessus où l’on incarne un mercenaire chargé de repousser des vagues de morts-vivants, seul ou avec trois autres joueurs.

Le cadre se situe un siècle après un protocole censé avoir rendu le monde fréquentable. New Aartis vit sous l’autorité de l’USI, jusqu’à ce qu’une source d’énergie inconnue semble remettre les cadavres au travail. La campagne doit suivre cette nouvelle poussée zombie, avec des missions et des objectifs répartis dans plusieurs zones. Pas de poésie de fin du monde ici : vous êtes payé pour entrer, tirer, récupérer ce qui traîne et ressortir vivant.
Un Merc, trois manières de faire du ménage
Le studio propose trois classes : Assaut, Lourd et Médecin. Chacune s’appuie sur des compétences à améliorer, des capacités actives et un arbre de spécialisations à embranchements. Le choix n’est donc pas limité à l’arme tenue à la main : une branche verrouillée ouvre ses propres aptitudes et impose de renoncer à l’autre voie. C’est du jeu d’action avec progression de rôle, pas un simple stand de tir où l’on échange un fusil contre un fusil un peu plus long.
L’arsenal annoncé dépasse soixante armes principales et secondaires, auxquelles s’ajoutent armures, grenades et tourelles. Les équipements peuvent être modifiés et fabriqués ; les doublons, eux, peuvent être vendus ou démontés pour récupérer des ressources. Des armes de puissance sont également prévues pendant certaines missions, histoire de donner une réponse immédiate quand la horde prend trop de place à l’écran. Des défis supplémentaires, un tableau de contrats et des marchands à convaincre complètent la boucle entre deux sorties.

De la neige, des éclairs violets et beaucoup de choses à surveiller
Les captures montrent une action en temps réel vue du dessus, avec une perspective qui laisse voir les personnages armés au milieu des groupes ennemis. La palette est sombre, très bleue, violette et verte, puis les tirs, explosions et décharges électriques viennent découper l’image en orange, rouge et blanc. Rochers, végétation nocturne et secteurs enneigés donnent aux missions une allure de science-fiction militaire plutôt que de survival horror à la bougie.
L’interface, visible en anglais sur les images, est chargée comme il faut pour un jeu d’escouade : mini-carte en haut à gauche, portraits et barres colorées pour les équipiers, jauges et indicateurs en haut à droite, commandes circulaires virtuelles au bas de l’écran. Des marqueurs d’objectifs et des cercles colorés signalent aussi les points d’intérêt au milieu de l’action. Ceux qui aiment garder l’œil sur les ressources, la position du groupe et les priorités de mission y trouveront leur tableau de bord ; ceux qui veulent un écran nu avec deux boutons risquent d’y voir une petite centrale nucléaire.
La coop à quatre, ou le solo sans excuse
Zombie Assault: Resurgence prévoit des escouades de quatre joueurs en coopération, mais les missions restent également accessibles en solo. Sur le papier, la présence des trois rôles donne une raison de réfléchir à la composition de l’équipe, tandis que les contrats et l’équipement offrent de quoi poursuivre sa montée en puissance en dehors de l’histoire principale. Reste à voir, manette en main, comment le jeu équilibre ses classes, ses récompenses et ses hordes : ce sont précisément les choses qu’une bande-annonce ou des captures ne permettent pas de trancher.

Pour les amateurs de builds, pas pour les allergiques aux écrans remplis
Ce retour devrait parler aux joueurs qui aiment les shooters isométriques à butin, les arbres de compétences et les parties où l’on prépare son attirail avant de franchir une porte peuplée de créatures hostiles. Les habitués de SAS: Zombie Assault auront surtout une nouvelle histoire et un univers transposé dans une présentation plus moderne que les anciens épisodes.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez une aventure contemplative, un jeu de zombies lent et oppressant, ou un petit titre que l’on comprend sans regarder les indicateurs. Resurgence affiche clairement ses intentions : action soutenue, équipement à comparer, capacités à déclencher et ennemis par paquets.
Le jeu est payant, à 9,99 €, et disponible sur iPhone et iPad. Il demande iOS ou iPadOS 18 au minimum et pèse environ 2,3 Go : mieux vaut prévoir de l’espace avant que les morts ne débarquent. Classé 12+, il ne relève ni d’Apple Arcade ni du gratuit à achats intégrés ; c’est un achat direct, avec une interface que les captures présentent en anglais.

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Source : Ninja Kiwi