
Le menu du restaurant de 2008, la plaquette d’une association, les anciens tarifs d’un artisan : ces documents ne disparaissent pas parce qu’ils sont vieux. Ils deviennent surtout pénibles le jour où il faut changer une date, un numéro de téléphone ou trois lignes de texte. Et si le fichier porte l’extension .pub, le problème est connu sur Mac : Microsoft Publisher n’y a jamais existé.
PubKeep propose une issue précise : ouvrir les fichiers Microsoft Publisher, de Publisher 2000 à Microsoft 365, puis les modifier dans une application disponible sur macOS et Windows. Ce n’est donc pas un outil qui transforme seulement une archive en image ou en PDF ; l’objectif est de retrouver un document éditable.
Récupérer un document, pas seulement le consulter
Microsoft a retiré Publisher en octobre 2026. Pour les personnes qui ont constitué, année après année, une bibliothèque de prospectus, cartes de visite, menus, bulletins ou catalogues dans ce format, l’enjeu n’est pas anecdotique. Un PDF permet de relire un ancien document, mais ne règle pas la petite correction urgente qui oblige sinon à tout refaire dans un autre logiciel.
PubKeep est né de ce besoin de continuité. Son créateur avait d’abord mis en place PubKeep Converter, un convertisseur web destiné à produire des PDF à partir d’anciens fichiers .pub. Trois conversions peuvent être réalisées gratuitement ; les lots plus importants passent par une offre payante. PubKeep va plus loin avec un logiciel de bureau qui entend préserver le document pour le retravailler.
L’interface reprend l’organisation que connaissent les habitués de Publisher : ruban d’outils, menus et outils de mise en page regroupés au même endroit. L’idée n’est pas de vous faire apprendre un logiciel de création totalement différent avant de pouvoir remplacer une phrase dans une vieille brochure.
Les polices restent le vrai point de vigilance
Ouvrir un fichier n’est qu’une partie du travail. Un document créé il y a quinze ans peut utiliser une police absente de votre Mac, parfois installée à l’époque par une imprimante, un ancien logiciel ou un collègue sous Windows. PubKeep signale les polices manquantes. Vous pouvez alors les installer si vous les possédez, les remplacer par une police déjà disponible, ou accepter la substitution proposée.
C’est un détail qui compte : une police remplacée peut modifier la longueur des lignes, décaler un titre ou faire passer un texte sur une page supplémentaire. PubKeep peut éviter le blocage du fichier .pub, mais il ne peut pas recréer une police que vous n’avez plus. Avant d’envoyer une version corrigée à l’impression, il reste donc prudent de parcourir les pages, les zones de texte et les éléments alignés.
Le logiciel vise aussi à limiter les décalages de mise en page qui peuvent survenir lorsqu’un fichier Publisher est importé dans un outil généraliste. Cela ne signifie pas que chaque document ancien retrouvera automatiquement son aspect exact : les images liées, les polices et les versions très anciennes sont autant d’éléments à contrôler. Mais pour une archive qu’il faut réutiliser, disposer d’un fichier encore modifiable change déjà beaucoup de choses.
Un achat à réserver aux archives Publisher
PubKeep propose un essai gratuit de sept jours. Ensuite, la licence individuelle est affichée à 149 dollars. Une offre de lancement à 99 dollars est annoncée jusqu’au 31 octobre 2026. Le prix correspond à une licence, et non à un abonnement mensuel présenté comme tel. L’application se télécharge sur Mac ; une version Windows est également distribuée via le Microsoft Store.
Ce tarif ne se justifie pas pour ouvrir un unique document reçu par e-mail. Dans ce cas, le convertisseur PDF, ou une demande à l’expéditeur, sera souvent plus raisonnable. Il ne vise pas non plus les personnes qui partent de zéro : Pages, Word et les logiciels de mise en page déjà installés peuvent suffire pour créer une nouvelle affiche ou un courrier.
En revanche, PubKeep mérite d’être regardé si votre activité, votre association ou votre famille conserve des dizaines de fichiers .pub qu’il faut encore mettre à jour. Il s’adresse aussi aux personnes qui travaillent entre Mac et PC et ne veulent plus garder un vieux ordinateur Windows uniquement pour lancer Publisher. Les graphistes déjà équipés d’un outil de mise en page professionnel n’y trouveront pas forcément leur logiciel principal ; ici, la valeur est ailleurs : redonner accès à un format que Microsoft vient d’abandonner, sans condamner les documents au seul statut d’archive.
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Source : Adam Anderly — PubKeep