
La nuit tombe, les squelettes arrivent par paquets, et votre meilleure idée du matin — une tour de plus, un mur mieux placé — va soudain devoir prouver qu’elle n’était pas décorative. Vampirio : Défends et survis est un roguelike d’action et de défense dans lequel on fortifie un village le jour, puis on combat des vagues de créatures la nuit avec un héros et les défenses construites auparavant.

Je ne l’ai pas lancé : voici donc ce que le jeu propose et ce que ses images permettent de voir, pas un verdict déguisé en test. Le programme est assez clair : chasseurs de monstres, vampires, morts-vivants, dragons et une famille Dracul qui semble avoir raté son orientation scolaire en rejoignant l’académie Hellsing.
Un village à protéger avant de remplir l’écran
Le cœur de Vampirio repose sur deux temps. Avant l’assaut, vous récoltez des ressources et développez votre forteresse : hôtel de ville, bâtiments, murs et tours défensives font partie du chantier. Puis vient la nuit, où le héros sélectionné affronte les ennemis pendant que cette petite architecture militaire participe à la défense. Ce n’est donc pas le survivant solitaire pur jus : la préparation de la base compte autant que le choix des pouvoirs en pleine bataille.
Les captures montrent une vue de dessus en perspective, avec des terrains fantastiques, des grottes, des bâtiments défensifs et des ennemis très colorés. L’ensemble passe par une 3D stylisée aux personnages de dessin animé, avec une palette qui ose les violets, bleus électriques, rouges et oranges. À l’écran, l’interface est chargée comme il faut pour le genre : barres, compteurs, icônes de compétences, boutons et projectiles se superposent pendant les assauts. Les explosions et les gros boss visibles ne font pas dans la discrétion.

Neuf héros, neuf armes pour changer de recette
Le jeu annonce neuf personnages jouables. Alba ouvre le bal avec une arbalète ; Vlad manie des épées en argent ; Radu joue du marteau, tandis que Lucian s’appuie sur des gants électriques. Ailleurs, Morana invoque des chats peu rassurants, Kidd sort des revolvers dorés, Liliana a une hache, Mika une lance et Ixidor est le magicien de service. Sur le papier, cela laisse de quoi varier entre tir à distance, mêlée et magie plutôt que de changer seulement la couleur du costume.
Chaque nuit apporte aussi des choix de compétences et d’améliorations aléatoires. Éclats de glace, éclairs ou mortiers peuvent être cumulés pour composer une configuration différente d’une partie à l’autre. Le roguelike ne remet toutefois pas tout à zéro : les héros peuvent progresser durablement, avec armes, armures, reliques et étoiles à améliorer. Les vignettes obtenues sur les ennemis et les boss servent elles aussi à débloquer des bonus permanents.
La campagne raconte l’origine de Dracula, puis sa chute, à travers la défense de neuf villages et des affrontements pour l’académie Hellsing. Une fois ce parcours terminé, Vampirio prévoit plusieurs terrains de jeu supplémentaires : survie infinie dans les Salles ombragées, défis de siège saisonniers, donjon de boss orienté classement, missions sur seize nuits et raids contre les forteresses d’autres joueurs.

Piller chez le voisin, puis regarder derrière soi
Le mode Raid ajoute une idée moins tranquille : attaquer les bases d’autres joueurs pour détruire des bâtiments et voler des ressources. L’opération aide à grimper dans un classement, mais les cibles peuvent répondre par une attaque de revanche. Voilà un système qui parlera aux joueurs prêts à accepter un peu de rivalité asynchrone dans leur routine de défense. Ceux qui veulent une aventure strictement solo et sans comparaison de classement pourront, eux, considérer cette couche comme parfaitement dispensable.
Vampirio vise clairement les amateurs de jeux où l’on optimise entre deux combats : choisir un héros, fabriquer un build de compétences et investir les gains dans une base. Si vous aimez les hordes vues d’en haut, les chiffres qui montent et le plaisir très précis de voir une ligne de défense tenir bon, il a de solides arguments à montrer. En revanche, passez votre chemin si les écrans remplis d’icônes, les améliorations permanentes et la collecte de ressources vous fatiguent avant même l’arrivée du premier dragon.

Gratuit, mais pas sans boutique
Disponible gratuitement sur iPhone et iPad, Vampirio demande au minimum iOS ou iPadOS 13 et pèse environ 476 Mo au téléchargement. Le jeu comprend des achats intégrés facultatifs. Il annonce aussi l’absence de publicité imposée : les vidéos récompensées sont optionnelles, ce qui mérite d’être noté dans un jeu free-to-play bâti autour de progression et de ressources. Il est conçu pour jouer en paysage, et les visuels comme l’interface affichée sont en français.
Ce n’est pas Apple Arcade : on peut donc s’attendre à ce que la boutique fasse partie du paysage, même si l’éditeur la présente comme facultative. Pour qui cherche un roguelike de défense généreux en systèmes, Vampirio donne matière à curiosité. Pour qui veut une expérience dépouillée, sans base à entretenir ni monnaie à surveiller, le château risque surtout de ressembler à du travail supplémentaire.
À lire aussi
Source : Outfit7 Neo Limited