
La mémoire vive pourrait devenir le maillon faible des prochains iPhone haut de gamme. Selon Tim Culpan, Apple rencontrerait des difficultés pour finaliser certaines puces A20 Pro, attendues dans l’iPhone 18 Pro ainsi que dans le futur iPhone pliable. Le problème ne viendrait pas des performances de la puce elle-même, mais de la disponibilité de la RAM nécessaire à son assemblage.
Une puce qui intégrerait directement sa mémoire
L’A20 Pro serait, d’après Tim Culpan, la première puce Apple produite avec le procédé N2 de TSMC. Elle utiliserait aussi une méthode d’assemblage appelée Wafer-Level Multi-Chip Module, ou WLMCM. Concrètement, la mémoire vive serait intégrée au même ensemble que le processeur dès la fabrication de la puce.
Ce choix pourrait apporter des avantages techniques, mais il impose aussi une contrainte industrielle : une fois l’ensemble assemblé, il ne serait plus possible d’y ajouter la RAM manquante. Tim Culpan indique que les rendements de production de l’A20 Pro seraient satisfaisants et que les contrôles qualité ne constitueraient pas le frein principal. La tension se situerait bien du côté des composants mémoire.
Des puces en attente chez les assembleurs
Environ un milliard de dollars de puces A20 Pro resteraient ainsi partiellement encapsulées chez Foxconn et BYD, rapporte Tim Culpan. Sans puce terminée, les cartes mères ne pourraient pas être assemblées, ce qui ralentirait ensuite la fabrication des iPhone concernés.
À ce stade, les appareils prévus pour le jour du lancement devraient pouvoir être livrés et un décalage de commercialisation ne serait pas envisagé. La situation pourrait toutefois se compliquer après les premières livraisons, avec des délais potentiellement plus longs si l’approvisionnement en RAM restait sous pression.
Cette contrainte tomberait alors qu’Apple préparerait également un iPhone pliable utilisant l’A20 Pro. La demande en mémoire serait donc répartie entre deux produits. Tim Culpan souligne que les fabricants de mémoire privilégieraient actuellement les puces HBM destinées aux serveurs, un marché plus rémunérateur que la DRAM utilisée dans les smartphones. Apple aurait aussi étudié l’emploi de mémoire CXMT pour le marché chinois ; des sénateurs américains se sont opposés à cette piste dans une lettre envoyée fin juillet.
Ce que ça change pour les acheteurs
Pour le grand public, le risque porterait surtout sur la disponibilité réelle des iPhone 18 Pro et du modèle pliable dans les semaines suivant leur lancement, plutôt que sur leur présentation. Cette rumeur illustre aussi l’importance de composants invisibles : une pénurie de RAM peut bloquer tout le reste de la chaîne de fabrication. Les délais de livraison et l’évolution des stocks seront donc les indicateurs les plus utiles à surveiller.
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Source : Tim Culpan — Culpium