
Vous creusez pour trouver du minerai, et voilà qu’une grotte s’ouvre sous vos pieds, avec des créatures qui n’ont clairement pas prévu de vous souhaiter la bienvenue. C’est ce genre de détour qui attend les abonnés Apple Arcade avec Terraria+, attendu le 1er octobre sur iPhone et iPad.

Le principe tient en une phrase : dans un monde 2D généré à explorer, vous récoltez des ressources, fabriquez armes et équipements, construisez un abri, puis partez chercher plus profond, plus dangereux et plus rentable. Terraria appartient à cette famille rare des bacs à sable qui mélangent construction, exploration et action, avec une progression qui rappelle davantage un Metroidvania qu’un simple simulateur de cabane carrée.
Creuser, fabriquer, puis aller provoquer ce qui dort en bas
Le départ se joue en solo, avec un personnage lâché dans un monde dont vous choisissez la taille — petit, moyen ou grand. La surface sert de terrain de récolte et de chantier ; les sous-sols cachent cavernes, donjons, butin et ennemis. L’idée n’est pas seulement de tenir jusqu’au lendemain : l’équipement ouvre l’accès à de nouvelles zones et permet d’affronter des boss. On passe donc du pic à la forge, de la forge au combat, puis du combat à un meilleur pic. La boucle est connue, mais Terraria la remplit d’objets, de créatures et de biomes.
Le catalogue annoncé est franchement touffu : plus de 5 000 objets, plus de 400 ennemis, une vingtaine de biomes et mini-biomes, ainsi que 25 personnages non-joueurs susceptibles de peupler la ville que vous construisez. Les maisons en bois ne sont donc pas qu’un décor : elles accueillent progressivement ces habitants. Le jeu propose aussi des graines de monde, y compris quelques mondes spéciaux, pour modifier la génération de votre partie.

Un écran chargé, du désert aux cavernes bleutées
Les images officielles montrent le Terraria que l’on connaît : du pixel art en 2D vu de profil, avec un défilement horizontal et plusieurs plans de décor. Une scène traverse un désert clair, entre palmiers, montagnes et eau turquoise ; une autre descend dans des galeries sombres, éclairées par des lueurs bleues et rouges. On aperçoit aussi une forêt nocturne, des ennemis volants et des habitations en bois empilées autour de plateformes.
L’interface mobile occupe logiquement les bords de l’écran : barre d’objets en haut à gauche, jauges et icônes en haut à droite, commandes tactiles translucides en bas. Elle est annoncée comme personnalisable. Les captures affichent les textes de jeu en anglais, mais Terraria+ propose au total sept langues. Le résultat visuel est volontairement dense : ce n’est pas le genre de jeu qui cherche à laisser de grands espaces vides autour de votre personnage.
La version 1.4.5 arrive déjà avec le paquet
Terraria+ ne débarque pas avec une vieille édition mise sous cloche. Il ouvre directement sur la version 1.4.5.8, qui ajoute notamment du contenu croisé avec Dead Cells — armes et accessoires de combat — et fait apparaître les Pals de Palworld. S’ajoutent des ensembles de meubles, de nouvelles montures, des éléments de décoration, des créatures, des fouets et une graine de monde Skyblock. Un nouveau menu de création permet aussi de combiner les graines spéciales pour bricoler des mondes moins conventionnels.
Le multijoueur est de la partie pour des groupes allant jusqu’à huit personnes, en Wi‑Fi local ou via Game Center. C’est une information à garder en tête si votre idée de la construction consiste moins à optimiser une maison qu’à regarder des amis installer une porte au mauvais endroit. À l’inverse, rien n’oblige à partager son chantier : l’exploration et la progression restent pensées pour une aventure personnelle.

Pour les collectionneurs de systèmes, pas pour les allergiques au pixel
Terraria+ vise très clairement les joueuses et joueurs qui aiment se fixer eux-mêmes un objectif : améliorer une arme, aménager une base, chercher un matériau précis ou préparer un affrontement. Ceux qui apprécient les jeux où l’on apprend en fouillant, en fabriquant et en prenant des risques devraient y trouver un terrain de jeu particulièrement vaste. Les amateurs de jeux de construction qui veulent aussi des combats, des boss et une vraie descente vers l’inconnu sont les premiers concernés.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez une aventure courte, très scénarisée, ou une interface minimaliste. La quantité d’objets, d’ennemis et d’options fait partie de la proposition ; elle peut aussi ressembler à un débarras pour qui veut des objectifs balisés et une action immédiate. Le pixel art 2D, lui, ne fera pas non plus semblant d’être autre chose : c’est du rétro détaillé, avec de petites silhouettes et des écrans remplis d’icônes.
Terraria+ sera inclus dans l’abonnement Apple Arcade, sans achat séparé annoncé, à partir du 1er octobre. Il demande au minimum iOS ou iPadOS 13 et pèse environ 350 Mo. Il sera compatible avec les iPhone et iPad ; les joueurs déjà curieux de ce mélange de bac à sable et d’exploration auront donc une porte d’entrée comprise dans leur abonnement, tandis que les autres pourront raisonnablement juger sur pièce : quelques pixels, une pioche, et beaucoup de choses à faire.

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Source : 505 Games (US), Inc.