
Dans Trash Goblin, la vieille tasse fendue et le machin couvert de boue ne finissent pas à la benne : ils deviennent votre fonds de commerce. Le jeu vous confie une petite échoppe de fantasy et une mission très terre-à-terre : extraire des objets de la crasse, les remettre en état, les bricoler au besoin, puis trouver le client qui paiera pour cette curiosité.

C’est donc un jeu cosy d’atelier et de boutique, plus proche du plaisir de restaurer une trouvaille de vide-grenier que d’un simulateur de commerce à tableaux Excel. Vous incarnez une gobeline qui récupère des babioles, les nettoie via plusieurs mini-jeux, les combine avec d’autres pièces et les expose à la vente. L’idée centrale est simple : le déchet d’hier peut devenir l’objet bizarre dont un visiteur avait précisément besoin.
Une boutique où la boue cache le stock
Le travail commence par la saleté. Les objets sont enfouis dans différentes matières qu’il faut retirer, puis passent par l’éponge avant de rejoindre les étagères. Le studio annonce des centaines de babioles et accessoires, ainsi que des milliers de combinaisons possibles en assemblant plusieurs éléments. Une pièce nettoyée peut donc être vendue telle quelle ou servir de base à une création plus étrange encore.
Les clients ne sont pas seulement là pour faire sonner la caisse. Certains cherchent un objet particulier, d’autres racontent leur histoire ou viennent simplement regarder les rayons. Le jeu prévoit aussi des améliorations très concrètes pour l’atelier : davantage d’outils, un espace de travail élargi, un bain de trempage qui s’occupe de certains nettoyages, ou encore un présentoir destiné à attirer un type de clientèle. L’argent gagné sert également à décorer la boutique et l’espace de vie.
Il y a une limite d’actions par journée virtuelle, mais pas de condition d’échec annoncée : les visiteurs reviennent et le jeu ne semble pas chercher à vous punir pour un mauvais choix de stock. C’est un détail important. Trash Goblin vise manifestement les joueurs qui veulent organiser, collectionner et bidouiller sans courir après un chrono ou une rentabilité parfaite.

Un établi coloré plutôt qu’une ferme tranquille
Les captures officielles montrent une 3D stylisée vue en perspective, depuis le dessus d’un comptoir ou d’une grande table de travail. La palette est chaude, multicolore, et l’atelier a l’air volontairement encombré : récipients, petits objets, étagères et décorations occupent l’espace. Au centre, on aperçoit la petite gobeline verte ; un personnage félin est aussi installé derrière un comptoir sur une des images.
L’interface reste très lisible sur ce qui est montré : les dialogues apparaissent en bandeau en bas de l’écran, tandis que compteurs et jauges circulaires se placent sur la droite. Les textes visibles sont en français, ce qui colle à l’unique langue actuellement indiquée pour cette version. L’ensemble évoque davantage une maison de brocanteurs fantastiques qu’une boutique propre comme un sou neuf — ce qui serait assez malvenu pour un jeu où l’on vend des objets tirés de la terre.
Le contenu mis en avant comprend quatre lieux où installer son commerce, une galerie de personnages et plus d’une vingtaine d’heures d’histoire annoncées, avant la partie plus libre centrée sur la collecte et les combinaisons. Ce sont des promesses de contenu du studio, pas un chronomètre que nous avons lancé : retenez surtout que Trash Goblin ne se limite pas à une succession de ventes rapides.

Pour les collectionneurs patients, pas pour les patrons pressés
Vous devriez garder un œil dessus si vous aimez ranger des objets, personnaliser un lieu et donner une seconde vie à des trouvailles absurdes. Les amateurs de jeux de boutique qui préfèrent choisir la couleur d’un bibelot plutôt que négocier une marge de 2 % sont clairement la cible. Le système de combinaisons peut aussi parler à celles et ceux qui aiment expérimenter avec un inventaire, sans que chaque assemblage doive forcément être optimisé.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un vrai jeu de gestion économique, des enjeux sévères ou une simulation de commerce exigeante. Le studio insiste lui-même sur l’absence de pression et de « bonne » manière de jouer. Ceux qui veulent une ferme, de l’exploration en plein air ou une aventure d’action trouveront ici beaucoup de chiffons, de rayonnages et de clients excentriques, mais pas ce qu’ils cherchent.
Trash Goblin est téléchargeable gratuitement sur iPhone, iPad et Mac, avec iOS, iPadOS ou macOS 15 minimum. La fiche annonce explicitement un essai avant achat : le téléchargement gratuit sert donc à découvrir le jeu, avant de passer à la version complète. L’espace demandé reste raisonnable pour un jeu en 3D, autour de 326 Mo.

Sur le papier, c’est une proposition assez nette : un jeu de restauration d’objets mâtiné de décoration et de commerce fantastique, qui fait de la patiente manipulation de bricoles son vrai sujet. Si l’idée de transformer un débris en trésor vous amuse davantage que celle de sauver le monde, l’essai gratuit est le bon moyen de vérifier si cette échoppe a sa place sur votre écran.
Source : Doghowl Games Ltd.