
Pikachu a déjà rempli une penderie entière de casquettes, couronnes et costumes de fête. Il lui manquait visiblement un scaphandre. Du 4 au 10 octobre, Pokémon GO place un Pikachu astronaute au centre de sa Semaine mondiale de l’espace : un événement de collection qui mêle raids, études temporaires et sorties dans quelques lieux bien réels d’Europe.
Le principe tient en une phrase : vous attrapez un Pikachu costumé dans des raids une étoile ou via une étude gratuite, tandis que certains musées et sites de l’Agence spatiale européenne proposent des rencontres et des bonus exclusifs sur place.
Ne vous attendez donc pas à une nouvelle région, à une mécanique de combat inédite ou à une grande quête scénarisée. C’est du Pokémon GO dans sa forme la plus familière : une créature à collectionner, une fenêtre de temps limitée et une bonne raison de sortir faire quelques pas — ou, dans ce cas précis, de prévoir une visite de musée.
Un costume à décrocher sans former une escouade
Le Pikachu astronaute apparaîtra dans les raids une étoile. C’est le détail le plus utile de l’annonce : ces raids sont pensés pour être affrontés sans devoir réunir tout son quartier devant une arène. Une étude ponctuelle gratuite distribuera aussi une rencontre avec ce Pikachu. Il faudra récupérer et terminer ses objectifs avant minuit le 12 octobre, soit deux jours après la fin de l’événement.
Sur les visuels officiels, Pokémon GO garde son allure habituelle de chasse en réalité augmentée : des Pokémon 3D sont posés sur des photos de parcs et d’allées, avec des verts et des bleus très lumineux. L’interface verticale affiche Poké Balls et baies au premier plan ; les écrans d’arène, eux, empilent jauges de vie, points de combat et boutons d’attaques, avec des effets roses et violets. Rien ne bouleverse la formule : c’est bien l’application qui transforme le parc du coin en terrain de chasse.

Six musées européens deviennent des étapes Pokémon
La partie la plus intéressante dépasse largement la seule semaine d’octobre. Pokémon GO s’associe à l’Agence spatiale européenne jusqu’au 30 avril 2027. Six musées participeront à l’opération : le Science Museum de Londres, la Cité de l’espace à Toulouse, le Deutsches Museum de Nuremberg, le Museu de les Ciències de Valence, Space Expo à Noordwijk et l’Euro Space Center à Transinne.
Dans ces établissements, Pikachu astronaute sera également disponible en raid une étoile, mais avec un Location Background, c’est-à-dire un décor de collection rappelant le lieu de capture. Des études temporaires y seront accessibles pendant toute la durée du partenariat, avec certaines rencontres elles aussi marquées par ce fond géolocalisé. Voilà le vrai petit piège à collectionneurs : le costume est récupérable ailleurs, mais sa version estampillée musée suppose le déplacement.
Du 4 au 10 octobre, faire tourner les PokéStops de ces musées donnera également des études de terrain thématiques. Les apparitions sauvages des environs incluront notamment Mélofée, Séléroc, Solaroc, Lewsor et Staross. Ce n’est pas une liste qui fera trembler les habitués des raids légendaires, mais elle colle proprement à la thématique cosmique.

Une semaine pour les curieux, une collection pour les voyageurs
Sept sites de l’Agence spatiale européenne recevront aussi l’événement du 4 au 10 octobre, dont le siège parisien de l’ESA et le centre ECSAT de Harwell au Royaume-Uni. Ils proposeront les raids, études et apparitions liés à l’opération, sans les fonds de lieu réservés aux musées partenaires. C’est une option bienvenue si vous travaillez ou passez près de l’un de ces sites, mais pas une raison très rationnelle de traverser le pays pour un Pikachu déguisé.
Je n’ai pas lancé cette mise à jour : ce qui est annoncé dessine avant tout un événement de collection et de balade, pas un contenu susceptible de convertir quelqu’un qui s’est déjà lassé de Pokémon GO. Les joueurs qui aiment compléter leur Pokédex de costumes, les familles de passage dans un musée partenaire et les amateurs de souvenirs géolocalisés y trouveront une cible claire. Ceux qui veulent des combats plus profonds, de nouveaux Pokémon rares à long terme ou une aventure jouable depuis leur canapé peuvent passer leur tour sans remords.
Pokémon GO reste gratuit au téléchargement, avec des achats intégrés. Il pèse environ 404 Mo et demande au minimum iOS 15 sur iPhone ou iPad, même si son format et son GPS le destinent nettement plus au téléphone. L’interface existe en français. Gardez aussi un œil sur la batterie : entre localisation, écran et données mobiles, une expédition spatiale dans Pokémon GO n’a jamais été une activité de salon.

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Source : Scopely Explore, Inc.