
Un fouet, un château qui ressemble à un piège à loups en pierre, et Dracula au bout du couloir : Castlevania n’a jamais eu besoin de beaucoup plus pour planter son décor. Pour les 40 ans de la série, Konami porte sur iPhone et iPad l’épisode fondateur de 1986, et le propose gratuitement jusqu’au 24 octobre.

Le principe tient en une phrase, et il n’a pas pris une ride : vous guidez Simon Belmont à travers le château de Dracula, sautez de plateforme en plateforme, fouettez monstres et créatures, puis cherchez à atteindre le seigneur vampire. C’est du jeu d’action à l’ancienne, celui qui ne négocie ni ses ennemis ni ses fosses.
Une fois ajouté à votre compte pendant cette période, Castlevania: 40th Anniversary restera jouable même après son retrait de l’App Store. C’est donc un vrai cadeau temporaire, pas un essai à durée limitée. L’application est gratuite ; aucune information fournie ne permet en revanche de détailler d’éventuels achats optionnels au-delà de ce point.
Le château de Dracula dans une petite boîte tactile
Il ne s’agit pas d’une réinvention moderne ni d’une compilation : c’est un portage direct du premier épisode. À l’écran, on retrouve le pixel art 2D de l’époque, en vue de profil, avec ses murs de pierre, ses colonnes, ses briques rouge sombre, ses grilles et ses nappes d’eau bleue. La palette tire largement vers le noir, le gris, le rouge et le bleu : médiéval gothique, sans filtre nostalgie ajouté par-dessus.
Les captures montrent aussi un écran-titre très sobre avec le logo Castlevania et la mention Konami, puis les niveaux avec score et indication de stage en haut de l’image. Simon est un petit sprite face à des ennemis tout aussi petits ; il faut donc savoir ce que l’on vient chercher. Ce n’est pas un jeu qui essaie de faire passer son âge avec des textures HD ou une 3D de secours.

Des boutons partout, comme sur une vieille console
La version mobile affiche une croix directionnelle virtuelle, les boutons A et B, ainsi que SELECT et START. Elle ajoute aussi SAVE, MANUAL et TITLE directement dans l’interface. En clair : Konami a placé la façade d’une manette et quelques raccourcis sur l’écran tactile, plutôt que de remodeler le jeu autour de gestes ou de commandes simplifiées.
Ce choix a le mérite d’être limpide. Les joueurs qui veulent retrouver la structure et l’allure du titre Famicom savent où ils mettent les pieds. Ceux qui espéraient une version pensée dès le départ pour le tactile, avec une interface discrète et des niveaux revus pour des sessions très courtes, risquent en revanche de tomber sur le mauvais château.
Je ne vais pas vous inventer un verdict sur le confort des commandes ou la réactivité : ce repérage s’appuie sur ce que Konami montre du portage. Les visuels confirment au moins une interface très présente, avec de larges touches transparentes qui encadrent l’action.

Un morceau d’histoire, pas un nouveau metroidvania
Le nom Castlevania évoque aujourd’hui autant les grandes explorations labyrinthiques que les chasseurs de vampires. Ici, retour avant cette branche-là : Simon Belmont avance dans des tableaux successifs vers Dracula, armé du fouet transmis par sa famille. Le scénario pose une Transylvanie sous la menace du comte revenu d’entre les morts, et ne s’attarde pas longtemps avant d’envoyer son héros vers le château.
C’est important de le préciser avant le téléchargement. Vous n’y trouverez pas la carte interconnectée, les équipements à collectionner et la progression façon RPG que beaucoup associent à Symphony of the Night. Le premier Castlevania, c’est la souche : plateformes, créatures, boss et musique de l’ère 8-bit. Sa réputation de jeu exigeant fait partie de son identité historique ; mieux vaut l’aborder comme une archive jouable que comme une porte d’entrée forcément douce.

À récupérer pour les curieux, à éviter si le rétro vous hérisse
Cette sortie parle d’abord à deux publics : les amateurs de jeux 8-bit qui veulent conserver un classique sur leur téléphone, et les curieux qui n’ont jamais vu d’où venait la dynastie Belmont. Avec seulement 6 Mo à télécharger, l’objet ne prendra pas la place d’un épisode moderne dans votre stockage. Il fonctionne hors ligne, autre argument pratique pour un jeu de ce format.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez un jeu d’action contemporain, une aventure longue à faire évoluer, ou une interface tactile presque invisible. Le portage ne cache pas ses origines : l’anglais est visible dans l’interface montrée, les commandes virtuelles occupent l’écran, et tout repose sur une architecture de jeu de 1986. C’est précisément son intérêt pour certains, et sa limite très nette pour les autres.
Castlevania: 40th Anniversary est disponible gratuitement sur iPhone et iPad sous iOS 15.6 ou version ultérieure. Si ce premier assaut contre Dracula vous intrigue, mieux vaut l’ajouter avant le 24 octobre : après, le château fermera ses portes sur l’App Store, même si les joueurs l’ayant récupéré pourront continuer à y entrer.
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Source : KONAMI