
Cloud qui croise Kuja dans une rue de Tokyo, avec un monstre violet gros comme un immeuble au bout du carrefour : Square Enix n’a manifestement pas choisi la discrétion. DISSIDIA DUELLUM FINAL FANTASY lance sa saison « Until the Final Curtain », centrée sur l’antagoniste théâtral de Final Fantasy IX, tout en ouvrant le jeu à plus de 38 nouveaux pays en Europe et sur le continent américain.

Le principe tient en une phrase : deux équipes de trois héros de Final Fantasy affrontent des monstres et se disputent la course au boss, l’équipe qui l’abat la première l’emportant. Ce n’est donc ni un JRPG au tour par tour, ni tout à fait un jeu d’arène PvP pur : le rival est là, mais le gros danger commun aussi.
Kuja entre en scène, Zidane change de costume
La saison met Kuja à l’honneur jusqu’au 27 octobre, avec une probabilité d’obtention relevée pendant l’événement. C’est le genre d’annonce qui parlera immédiatement aux collectionneurs et aux nostalgiques de Final Fantasy IX : le mage flamboyant et son look de diva ont toujours eu une place à part dans la galerie de méchants de la série.
Zidane accompagne son ennemi juré avec une tenue limitée, « Stellazzia’s Scion », proposée du 12 au 27 octobre. Le jeu ajoute régulièrement personnages et capacités ; la version 1.8.0 publiée le 29 septembre en apporte justement de nouveaux, sans détailler leur liste dans ses notes. Après installation d’une mise à jour, un téléchargement supplémentaire peut être nécessaire : mieux vaut éviter de lancer cela au milieu d’un forfait data déjà essoufflé.

Un Dissidia qui troque les dieux contre le bitume
Le décor reste l’idée la plus singulière du projet. Les guerriers de la série débarquent dans un Tokyo contemporain, avec des séquences de discussion façon messagerie et des voix japonaises. Cloud, le Guerrier de la Lumière ou Lightning ne sont pas simplement réunis dans une nouvelle faille dimensionnelle : ils se retrouvent à côtoyer la vie urbaine, avant de repartir faire voler des étincelles.
Les captures officielles montrent une 3D stylisée à personnages anime, très chargée en halos et en explosions lumineuses. Le bleu, le violet, l’orange et le jaune s’entrechoquent sans demander la permission. On y voit des combats à la troisième personne, une équipe réunie face à une créature au milieu de la chaussée, et les silhouettes immédiatement reconnaissables des héros. L’interface promotionnelle visible est en anglais ; les images ne permettent pas d’établir quelles langues couvrent chaque portion du jeu.
Côté construction, chaque héros relève d’un rôle — mêlée, distance, agile ou soutien — et reçoit un équipement de capacités à composer. Le jeu prévoit aussi tenues, musiques à collectionner, profil et fonctions communautaires. Autrement dit, il vise autant les joueurs qui veulent bâtir une escouade que ceux qui veulent habiller leur personnage préféré avec une tenue improbable. Les deux populations se croisent rarement sans incident, mais ici Square Enix leur a préparé la même table.

Le gacha, le vrai point de rupture
Le téléchargement est gratuit sur iPhone et iPad, à partir d’iOS 15, pour 236 Mo avant les données additionnelles. Ce n’est pas un jeu Apple Arcade : il propose l’achat de monnaie virtuelle et d’objets virtuels, et les annonces de taux d’obtention relevés pour Kuja rappellent clairement sa mécanique de tirages. C’est une information à regarder en face avant de s’attacher à un héros ou à une capacité convoitée.
Les retours App Store français sont très partagés, et parfois diamétralement opposés. Parmi les avis publiés, certains saluent un jeu où « le skill est plus que nécessaire », des récompenses jugées généreuses et une progression possible sans payer. D’autres dénoncent au contraire un gacha trop présent, une formule 3v3 répétitive, ou une caméra difficile à gérer. La moyenne des avis français récents est basse, mais un avis enthousiaste comme un avis furieux reste un témoignage, pas un verdict technique.
Je ne l’ai pas installé : impossible donc de trancher sur le confort des commandes, l’équilibre des tirages ou la qualité des parties. En revanche, la proposition est nette. Les fans qui veulent réunir des personnages de plusieurs épisodes dans un action-RPG compétitif, et qui acceptent le modèle gacha, ont matière à regarder de près cette saison Kuja. Ceux qui espèrent un héritier solo de Dissidia 012, ou qui ne veulent pas que la loterie s’invite dans la composition de leur arsenal, peuvent passer leur chemin sans le moindre remords.

À lire aussi
Source : SQUARE ENIX