
Le héros fonce dans le donjon, terrasse un monstre et récolte les applaudissements. Mika, elle, est restée derrière à faire tenir une hache, trois talismans et une arme de trop dans un sac minuscule. Voilà le renversement de Mika: Dungeon Backpacker : l’aventurière ne mène pas directement l’assaut, elle équipe une escouade de quatre héros avant de l’envoyer se faire dévorer dans les profondeurs.

Le principe tient en une phrase : vous explorez un donjon case par case, achetez et agencez des équipements dans une grille limitée, puis laissez votre groupe combattre automatiquement avec ce que vous avez préparé.
Chaque détour se paie en rations
L’histoire emmène Mika sur le continent de Stonia, dont les terres se changent progressivement en donjons. Sa mission la conduit dans une cathédrale en ruines où une expédition a disparu un siècle plus tôt ; quelque chose y attend encore. Le décor n’a donc rien d’un pique-nique, et les visuels vont dans le même sens : gris, bruns et violets dominent, traversés d’éclats rouges, verts ou turquoise. Les personnages dessinés côtoient une interface 2D très chargée, avec barres de vie, compteurs, cartes et texte de combat.
La progression s’effectue sur des cases. Derrière une porte, le jeu peut placer un coffre, un piège ou une Mimique — ce coffre qui avait manifestement prévu de vous manger. Surtout, chaque déplacement consomme des vivres. Fouiller une salle supplémentaire pour gratter un objet devient donc un calcul : ce détour peut améliorer votre sac, mais il peut aussi vous laisser avec moins de ressources pour le boss. L’expédition doit atteindre un adversaire final au dixième étage.

Le vrai donjon est aussi dans le sac
À chaque étage, une boutique permet de choisir du matériel plutôt que d’attendre uniquement un butin aléatoire. Armes et objets occupent des cases précises : il faut les faire entrer dans l’espace disponible, un peu comme un puzzle où une lance mal posée peut ruiner toute l’organisation. Des équipements identiques peuvent en outre être fusionnés pour monter en puissance.
Les captures montrent ces sacs sous forme de grilles garnies d’armes, de cartes et de pièces d’équipement, à côté de boutons d’achat et de nombreux indicateurs. C’est lisible sur le rôle du jeu : l’essentiel de la décision semble se jouer avant la bataille, dans le choix de l’objet, sa position et sa combinaison avec les autres. Les affrontements affichent ensuite héros et créatures fantastiques face à face, y compris des boss qui prennent franchement plus de place que l’équipe.
Les quatre personnages s’appuient sur trois affinités, Neutre, Ordre et Chaos. Il faudra composer le groupe en fonction des mécaniques ennemies annoncées. Une fois le combat lancé, les objets du sac déclenchent leurs effets selon leurs temps de recharge : ce n’est pas un action-RPG où l’on esquive au dernier moment, mais une préparation dont on regarde les conséquences.

Une arène, une tour et du butin qui s’accumule
En dehors des expéditions principales, Blood Arena oppose la formation de héros et le contenu du sac à ceux d’autres joueurs. La Tour des Cauchemars réclame, elle, de mobiliser l’ensemble des héros obtenus. Le jeu prévoit aussi des récompenses qui s’accumulent en arrière-plan, histoire d’éviter de devoir relancer sans cesse les mêmes activités pour réunir des ressources.
Les visuels officiels sont affichés en format vertical, ce qui colle naturellement à une partie sur iPhone. Ils montrent aussi une forêt sombre, des couloirs de donjon, des coffres et des ennemis massifs. L’interface aperçue est en anglais ; les langues proposées dans l’application peuvent varier selon les réglages et la version disponible.

Pour les maniques de l’inventaire, pas pour les bretteurs pressés
Mika: Dungeon Backpacker devrait parler aux amateurs de roguelites qui aiment optimiser une grille, comparer deux objets et accepter qu’une mauvaise dépense de vivres puisse coûter une tentative. Les joueurs déjà attirés par les jeux de « backpack building » y retrouveront cette idée très simple : le sac est votre build, et chaque case compte.
En revanche, passez votre chemin si vous cherchez des combats contrôlés en direct, une aventure narrative très mise en scène ou un RPG qui vous laisse incarner le héros en première ligne. Ici, Mika est la personne qui prépare la boîte à outils ; les autres partent casser les portes.
Le jeu sera inclus dans l’abonnement Apple Arcade à partir du 31 octobre, sans achat séparé à prévoir pour les abonnés. Il est annoncé sur iPhone et iPad, avec iOS ou iPadOS 15 au minimum, et occupe environ 359 Mo. Nous ne l’avons pas encore installé : ce premier aperçu décrit donc sa structure, ses modes et ce que ses images laissent voir, pas un verdict sur son équilibre ou son contenu final.
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Source : Tae won Go