
Il y a des gens qui voient une façade couverte de graffitis et pensent « quel bazar ». Dans PowerWash Simulator, c’est plutôt une invitation à sortir le nettoyeur haute pression et à traquer le dernier pixel de crasse. La mise à jour 1.5.0 ajoute trois missions à ce rituel très particulier : un aquarium, un sous-marin et une maison hantée de saison.

Le principe tient en une phrase : en vue à la première personne, vous nettoyez méthodiquement des lieux et des objets au jet d’eau, seul ou en coopération en ligne, jusqu’à faire disparaître saletés, mousse, moisissures et tags.
Ce n’est donc pas un jeu d’action déguisé en ménage. C’est un jeu de nettoyage minutieux, de ceux qui transforment une tache marron en petite victoire personnelle. Les captures officielles montrent une 3D colorée et stylisée, avec le pistolet de nettoyage au premier plan, une jauge en haut de l’écran, un bouton pause et des commandes tactiles circulaires. On y aperçoit aussi bien un véhicule bleu estampillé PowerWash qu’un toboggan d’aire de jeux, une rue arborée ou un mur de briques couvert de graffitis. L’interface est proposée en français.
Trois destinations où la saleté n’aurait rien à faire
La grosse partie de cette mise à jour est facile à résumer : trois nouveaux décors, mais pas trois copies conformes. L’aquarium et le sous-marin rejoignent les Dossiers de Muckingham, tandis que la maison hantée arrive dans les offres saisonnières. Le premier promet de grandes vitres et des installations aquatiques à remettre d’équerre ; le second envoie le jet dans les coursives d’un engin de plongée ; le troisième troque les rues de Muckingham contre une demeure prête pour Halloween, manifestement maltraitée par la boue autant que par les fantômes.
Ce sont des cadres qui collent bien à la formule : beaucoup de surfaces, des recoins, des éléments de décor dont on devine qu’ils vont réclamer de l’attention. Et, surtout, trois ambiances assez distinctes pour ceux qui ont déjà fait le tour des chantiers existants et cherchent simplement une nouvelle chose très sale à rendre très propre.

Partie rapide : moins de menu, plus de jet d’eau
L’autre nouveauté est probablement la plus utile pour les joueurs qui n’ont pas une soirée entière devant eux. Le mode Partie rapide propose de choisir une mission selon le temps disponible, plutôt que de parcourir la liste des contrats. La progression réalisée dans ce mode est conservée pour la carrière : ce n’est donc pas une parenthèse jetable, mais une autre porte d’entrée vers les mêmes nettoyages.
PowerWash Simulator a aussi une carrière située à Muckingham, un jeu libre pour rejouer des missions, et de la coopération en ligne jusqu’à quatre. Le titre met à disposition plusieurs nettoyeurs, embouts, nettoyants et extensions ; les types de crasse ne résistent pas tous de la même manière, ce qui donne au matériel une place dans le déroulé des missions. Les corrections et retouches d’ergonomie accompagnent également cette version, sans que ce soit la partie qui mérite de faire la une.
Le jeu pour les chasseurs de derniers pourcents
Voilà un jeu qui ne cherchera pas à convaincre tout le monde, et c’est très bien ainsi. Si vous aimez les activités répétitives mais lisibles, le plaisir de voir un objet changer d’état sous vos yeux, ou les listes de tâches qu’on peut vider tranquillement, il y a de bonnes raisons de regarder cette mise à jour. Les retours français publiés sur l’App Store vont largement dans ce sens : plusieurs joueurs parlent de détente et certains réclamaient déjà davantage de contenu après avoir terminé les missions disponibles.
À l’inverse, passez votre chemin si devoir inspecter une surface pour en débusquer la dernière trace vous agace. Un avis utilisateur résume son reproche par le fait de devoir nettoyer « littéralement tout » pour finir un niveau ; il juge aussi les zones trop vastes. Ce n’est pas une critique isolée dans l’esprit : la formule repose précisément sur cette attention au détail. On peut aimer l’idée du nettoyage sans avoir envie d’en faire son activité ludique principale.
Les témoignages ne sont pas tous idylliques non plus. Des joueurs ont signalé, sur des versions précédentes, des soucis de synchronisation entre appareils, des gels sur iPad Pro ou un écran noir sur Mac M1. Cette version annonce des correctifs, mais cela ne permet pas de garantir que chaque configuration est désormais épargnée. Si vous comptez alterner régulièrement entre vos appareils, gardez ce point en tête.

À qui s’adresse cette nouvelle tournée de ménage
PowerWash Simulator est inclus dans l’abonnement Apple Arcade, sans achat séparé annoncé, et pèse environ 1,8 Go : mieux vaut prévoir un peu d’espace avant de lancer le chantier. Il fonctionne sur iPhone, iPad et Mac sous système 15.0 ou plus récent. Sa classification 4+ et ses graphismes lumineux en font un titre visuellement très accessible, même si la patience nécessaire pour finir une mission reste une affaire de tempérament, pas d’âge.
Pour les abonnés Apple Arcade qui veulent une session courte, Partie rapide est l’ajout à retenir. Pour les habitués, l’aquarium, le sous-marin et la maison hantée apportent trois nouvelles surfaces à décaper. Et pour les autres : ne vous laissez pas convaincre par le seul mot « simulateur ». Ici, le sujet n’est pas de laver une terrasse ; c’est de savoir si voir une terrasse devenir impeccable suffit à vous occuper.

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Source : FuturLab