
Le minerai est là, à deux galeries de plus. Mauvaise nouvelle : la prochaine vague de bestioles aussi. Dome Keeper repose entièrement sur ce petit dilemme très cruel : continuer à creuser pour améliorer son attirail, ou remonter en catastrophe défendre le dôme qui vous sert de maison.

Le principe tient en une phrase : dans chaque partie, vous creusez sous un dôme pour récupérer ressources, reliques et gadgets, puis vous dépensez votre récolte afin de survivre aux assauts qui reviennent régulièrement. C’est un roguelike d’extraction qui a compris qu’un bon chrono vaut parfois mieux qu’un gros boss avec trois barres de vie.
Je ne l’ai pas installé et je ne vais donc pas vous vendre un faux compte-rendu de manette en main. Mais ce que le jeu propose est limpide : chaque carte est générée pour la partie, les tunnels deviennent votre problème, et vos choix d’amélioration dessinent peu à peu votre manière de tenir le siège.
Descendre plus bas, rentrer plus vite
Le cœur de Dome Keeper, c’est l’aller-retour. Votre personnage fore les parois, traverse les galeries et remonte les trouvailles vers le dôme. Les ressources servent notamment à renforcer la foreuse, la vitesse de déplacement, les défenses, les réparations ou les armes. Pendant ce temps, des adversaires arrivent par le sol et par les airs ; il faut alors reprendre place dans le dôme pour les viser et repousser la vague.
Le studio annonce deux types de gardiens, quatre dômes et quatre gadgets principaux, auxquels s’ajoutent de nombreux objets secondaires à dénicher sous terre. De quoi encourager des constructions très différentes : privilégier un retour rapide à la base, blinder les défenses ou miser sur une extraction plus agressive. Les paramètres de difficulté et les modificateurs sont aussi là pour ceux qui aiment bidouiller la règle avant même d’entrer dans la mine.

Un petit monde en coupe, entre violet profond et ciel rose
Les captures officielles montrent un pixel art 2D en vue latérale, comme si l’on regardait une tranche de planète ouverte au couteau. En surface, le dôme trône au milieu de paysages orangés et rosés, avec arbres et formations rocheuses. Sous terre, la palette bascule vers les bleus, les violets et les noirs : on y distingue des veines de minerais, des objets abandonnés, des cavernes et des silhouettes qui n’ont manifestement pas envie de discuter.
L’interface ne cherche pas à disparaître : compteurs, jauges, icônes d’équipement, bouton pause, viseur circulaire et commandes tactiles restent visibles. C’est un jeu qui affiche ses informations parce que le temps est une ressource, au même titre que le minerai. L’ambiance paraît volontairement sombre, avec ce contraste entre l’exploration solitaire et le retour brutal des attaques.

Le tactile sera le vrai filtre
Les premiers retours français sont très enthousiastes, même s’ils sont encore peu nombreux : la fiche affiche 4,67/5 sur trois avis. Un joueur salue notamment la bande-son synthwave et la rejouabilité ; un autre estime que les parties conviennent bien au téléphone, tout en pointant un bémol très concret : les commandes à l’écran lui semblent moins confortables qu’une manette.
Ce n’est pas un détail à balayer d’un revers de pouce. Dome Keeper demande de creuser, transporter, revenir au dôme et viser pendant les assauts : si vous détestez les contrôles tactiles affichés à l’écran ou si vous cherchez un jeu totalement détendu, vous avez une bonne raison de passer votre chemin. Le jeu est fait pour les joueurs qui acceptent que leur promenade minière se transforme régulièrement en évacuation d’urgence.
À l’inverse, les amateurs de roguelikes à sessions resserrées, de progression par améliorations et de décisions sous pression devraient y trouver un terrain très à leur goût. Ce n’est pas un simulateur de mine paisible ; c’est une chasse au butin où l’ascenseur ne cesse de vous rappeler qu’il y a un canon à recharger là-haut.

Un achat payant, sans détour
Dome Keeper coûte 9,99 € sur l’App Store : c’est un jeu payant, hors Apple Arcade. Il est disponible sur iPhone et iPad, réclame au minimum iOS ou iPadOS 17 et pèse environ 1,1 Go. Son classement 9+ convient à son univers de créatures hostiles en pixel art, mais pas forcément à un très jeune joueur que l’urgence des vagues frustrerait.
Voilà le tableau : un jeu indépendant à la boucle très lisible, qui vous demande de choisir sans cesse entre cupidité et prudence. Si cette phrase vous donne envie de creuser « juste une salle de plus », Dome Keeper mérite un détour. Si elle vous fatigue déjà, gardez votre casque de mineur au placard.
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Source : Raw Fury